La diaspora caribéenne représente depuis des décennies une source importante de revenus pour la région grâce aux transferts d’argent, aux achats immobiliers et au soutien aux familles. Mais plusieurs acteurs économiques cherchent désormais à élargir cette contribution vers l’investissement et la prise de participation dans les entreprises locales.
Cette question doit être abordée lors du Caribbean Investment Forum, prévu du 5 au 7 octobre à la Barbade. L’événement doit notamment présenter des projets recherchant des financements dans les secteurs du numérique, de l’agriculture, de l’énergie renouvelable, de la santé et des infrastructures.
Selon David Mullings, dirigeant de Blue Mahoe Capital, le principal obstacle n’est pas l’absence de capitaux ou de projets, mais l’accès des membres de la diaspora à des mécanismes d’investissement adaptés aux marchés où ils résident, notamment aux Etats-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.
La confiance constitue un autre frein. Des expériences liées à des placements défaillants et les difficultés d’ouverture de comptes dans certains pays caribéens ont contribué à une certaine méfiance. Mullings estime que des véhicules réglementés, une meilleure transparence et des gestionnaires crédibles pourraient faciliter la participation de la diaspora.
Les habitudes d’investissement constituent également un enjeu. L’immobilier reste souvent privilégié, jugé plus concret et plus facile à vérifier que les actions ou les placements privés.
Plusieurs projets cherchent aujourd’hui à attirer des capitaux de la diaspora à travers des structures réglementées. L’objectif affiché est de transformer une partie des liens financiers existants en investissements à long terme dans les économies caribéennes.

