CAP-HAÏTIEN, 5 août 2026 (Rezo Nòdwès) — L’épreuve est arrivée à son terme. Après un périple international amorcé le 21 juillet à la suite de leur libération en Fédération de Russie, les deux étudiantes haïtiennes détenues durant plusieurs mois dans un centre de rétention à Moscou ont finalement retrouvé leur pays. La dernière des deux jeunes femmes est arrivée mercredi au Cap-Haïtien à bord d’un vol charter de Western Air en provenance des Bahamas, où sa famille l’attendait pour mettre fin à une attente de plusieurs mois.
Le retour des deux ressortissantes haïtiennes clôt un parcours particulièrement éprouvant. Depuis leur sortie de Russie, leur itinéraire les a conduites de Moscou vers la Turquie, puis de la Turquie vers la Colombie, de la Colombie vers Cuba, de Cuba vers les Bahamas, avant le dernier segment reliant les Bahamas au Cap-Haïtien. Ce voyage, rendu complexe par les formalités de transit et les contraintes administratives, marque la fin d’une opération diplomatique engagée depuis plusieurs semaines afin d’obtenir leur remise en liberté et leur rapatriement.
Rezo Nòdwès avait suivi cette affaire depuis juillet, au moment où les autorités haïtiennes confirmaient leurs démarches pour faire libérer ces deux étudiantes, incarcérées à Moscou après l’expiration de leurs visas. Leur détention avait suscité une vive émotion au sein de leurs familles et de la communauté haïtienne. Les négociations diplomatiques ont finalement permis leur libération avant l’organisation de leur retour progressif vers Haïti.
Cette histoire rappelle les réalités auxquelles sont confrontés de nombreux ressortissants haïtiens vivant à l’étranger. Si ces deux étudiantes ont choisi de rentrer dans leur pays après leur libération, d’autres compatriotes continuent de rechercher un avenir hors d’Haïti, poussés par une crise multidimensionnelle qui alimente les départs. Le retour des deux jeunes femmes au Cap-Haïtien referme ainsi un chapitre douloureux, commencé derrière les murs d’un centre de détention à Moscou et achevé, plusieurs milliers de kilomètres plus loin, auprès de leurs proches.

