Un essai clinique mené en Australie suggère qu’un extrait purifié d’algues brunes pourrait atténuer les symptômes de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP). Les chercheurs soulignent toutefois que des études complémentaires seront nécessaires avant une utilisation à grande échelle.
Un extrait de fucoïdane, un composé naturel issu d’algues brunes, a permis de réduire les symptômes de l’hyperplasie bénigne de la prostate (HBP) dans le cadre d’un essai clinique mené par la société australienne de biotechnologie Marinova.
L’étude, randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, a porté sur 88 hommes âgés de 45 à 80 ans présentant une hypertrophie bénigne de la prostate modérée. Pendant 90 jours, les participants ont reçu quotidiennement soit un complément alimentaire à base de fucoïdane de haute pureté, soit un placebo.
Selon les résultats publiés dans la revue Research and Reports in Urology, les hommes ayant reçu le fucoïdane ont présenté une amélioration cliniquement significative de leurs symptômes urinaires, évalués à l’aide de l’International Prostate Symptom Score (IPSS). Les chercheurs rapportent notamment une réduction plus marquée des difficultés à uriner, du faible débit urinaire, des interruptions du jet ainsi que des symptômes liés à la fréquence et à l’urgence des mictions.
L’essai indique également une amélioration de la qualité de vie des participants traités, sans problème majeur de sécurité observé durant la période d’étude.
La chercheuse principale, Barbara Wimmer, estime que ces résultats ouvrent des perspectives pour le développement de nouveaux traitements à base de fucoïdane destinés à soulager les symptômes de l’HBP. Elle rappelle toutefois que peu de composés naturels ont jusqu’à présent démontré leur efficacité dans des essais cliniques de cette nature.
L’hyperplasie bénigne de la prostate est une affection fréquente chez les hommes vieillissants. Elle touche environ 50 à 60 % des hommes dans la soixantaine et jusqu’à 90 % des hommes de 80 à 90 ans, selon les estimations citées par les auteurs de l’étude. Bien que non cancéreuse, cette affection peut entraîner une altération importante de la qualité de vie en raison des troubles urinaires qu’elle provoque.
Les auteurs soulignent que des études supplémentaires, portant sur un plus grand nombre de participants et sur une durée plus longue, seront nécessaires pour confirmer ces résultats avant une éventuelle utilisation clinique plus large.

