8 juillet 2026
Haïti | Alix Fils-Aimé à Sainte-Lucie : un Falcon 50 privé à 4 500 dollars l’heure sur le tarmac du retour
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Haïti | Alix Fils-Aimé à Sainte-Lucie : un Falcon 50 privé à 4 500 dollars l’heure sur le tarmac du retour

L’avion privé immatriculé N37KJ, un Dassault Falcon 50 enregistré aux États-Unis au nom de JetX Aviation LLC, apparaît sur les images du retour du Premier ministre de doublure Alix Didier Fils-Aimé à Port-au-Prince après le sommet de la CARICOM à Sainte-Lucie. Les registres publics identifient l’appareil, mais son historique de vol est bloqué sur les plateformes de suivi, empêchant de reconstituer publiquement une feuille de route complète sans documents officiels ou données aéroportuaires complémentaires

Port-au-Prince — Le déplacement d’Alix Didier Fils-Aimé à Sainte-Lucie pour la réunion de la CARICOM revient dans le débat public avec l’image d’un jet privé immatriculé N37KJ, visible sur le tarmac à son retour. L’appareil est identifié comme un Dassault Falcon 50, avion d’affaires tri-réacteur, généralement configuré autour de 9 places passagers, utilisé pour des vols exécutifs régionaux ou internationaux.

Selon les données commerciales disponibles sur ce type d’appareil, le coût indicatif de location peut atteindre environ 4 500 dollars l’heure, sans compter les frais additionnels : repositionnement, carburant, assistance au sol, taxes aéroportuaires, équipage et éventuelles attentes. Aucun document public ne permet, à ce stade, d’établir le montant exact payé pour ce déplacement, ni l’identité contractuelle de l’affréteur, du courtier ou de l’opérateur effectif.

La scène devient explosive pour un pays sous transition, sans élections, avec une capitale partiellement contrôlée par les gangs, des déplacés internes par centaines de milliers et une administration publique en crise de légitimité. À Sainte-Lucie, Alix Fils-Aimé a parlé sécurité, stabilité et calendrier politique devant la CARICOM ; à Port-au-Prince, l’image du Falcon 50 impose une autre lecture : celle d’un pouvoir qui demande l’aide internationale au nom d’un peuple appauvri, tout en affichant les codes d’un État qui voyage encore comme si les comptes publics n’avaient pas à être rendus.

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