À la veille du cinquième anniversaire de l’assassinat de l’ancien président Jovenel Moïse, la participation de Daril Baltazar, responsable du SNGRS, à une opération de nettoyage du mausolée de l’ex-chef de l’État suscite de nombreuses réactions. Pour plusieurs observateurs, ce geste contraste avec les positions politiques qu’il aurait affichées à l’égard de Jovenel Moïse avant son assassinat, alimentant des interrogations sur la cohérence de sa démarche.
Cette initiative intervient également dans un contexte où le projet « Zéro Déchet », présenté comme une réponse aux problèmes d’insalubrité du Cap-Haïtien, fait l’objet de critiques de citoyens qui estiment que les résultats demeurent insuffisants face à l’accumulation persistante des déchets dans plusieurs quartiers. Pour ces observateurs, les actions symboliques ne sauraient remplacer des politiques publiques durables et mesurables en matière de gestion environnementale.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes s’interrogent sur les priorités des responsables publics. Ils estiment que les efforts consacrés à des opérations médiatiques gagneraient à être davantage orientés vers les défis quotidiens auxquels fait face la population, notamment l’assainissement des rues, la collecte des déchets et l’amélioration du cadre de vie dans la ville du Cap-Haïtien.
Face à ces critiques, Daril Baltazar pourrait être amené à expliquer les objectifs de cette démarche et à présenter un bilan documenté des actions entreprises dans le cadre du projet « Zéro Déchet ». Dans un contexte où les citoyens réclament davantage de résultats concrets, la transparence, la cohérence et la reddition de comptes demeurent des exigences essentielles pour renforcer la confiance du public.
Guyno DUVERNE
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