Les États-Unis et l’Iran doivent entamer dimanche en Suisse des négociations destinées à consolider le protocole de paix signé quatre jours plus tôt pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient. Les discussions, prévues pour une durée initiale de 60 jours et centrées sur le programme nucléaire iranien, s’ouvrent toutefois dans un climat de fortes tensions.
La délégation iranienne, conduite par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghtchi, est arrivée à Zurich samedi. Côté américain, le vice-président J.D. Vance doit rejoindre l’émissaire Steve Witkoff, tandis que le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur du récent accord, participera également aux échanges.
Avant même leur ouverture, les pourparlers sont fragilisés par la poursuite des affrontements entre Israël et le Hezbollah au Liban, malgré les engagements de cessez-le-feu. Téhéran a averti que le protocole était « en danger » si ses dispositions n’étaient pas respectées.
L’Iran a également annoncé une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, axe stratégique par lequel transitent une part importante des exportations mondiales d’hydrocarbures, invoquant des violations de l’accord. Washington a indiqué maintenir une vigilance accrue dans la région.
Organisées au Bürgenstock, sur les hauteurs du lac des Quatre-Cantons, ces discussions visent à préserver la trêve régionale et à trouver un compromis sur le dossier nucléaire iranien, malgré une situation sécuritaire toujours instable.

