Le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, a affirmé jeudi que les États-Unis et Israël avaient subi un « revers cuisant » dans le conflit qui oppose son pays à ses adversaires régionaux et occidentaux. Cette déclaration survient alors que les efforts diplomatiques visant à mettre fin aux hostilités semblent toujours dans l’impasse malgré des signes d’optimisme affichés par Washington.
Dans un message lu publiquement à Téhéran à l’occasion du 37e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini, M. Khamenei a accusé les ennemis de l’Iran de chercher à semer la peur, la division et le doute au sein de la population. Il a appelé les Iraniens à faire preuve d’unité et de vigilance face à ce qu’il qualifie de campagne de déstabilisation.
Successeur de son père, Ali Khamenei, tué lors de l’offensive israélo-américaine lancée en février dernier, Mojtaba Khamenei n’est pas apparu publiquement depuis sa prise de fonction au début du mois de mars. Ses interventions se limitent jusqu’à présent à des déclarations écrites relayées par les autorités.
Pendant ce temps, les négociations entre Téhéran et Washington progressent difficilement. Le président américain Donald Trump a néanmoins déclaré mercredi croire à la possibilité d’un accord rapide, évoquant même une percée potentielle au cours du prochain week-end.
Sur le terrain, la situation demeure toutefois fragile. Les tensions se poursuivent dans le Golfe, notamment autour du détroit d’Ormuz, tandis que le Liban reste au cœur des préoccupations régionales. L’Iran a également mis en garde contre une reprise à grande échelle des combats si Israël intensifiait ses opérations contre Beyrouth et le Hezbollah.
La reprise récente d’échanges militaires et les accusations croisées concernant des attaques au Koweït illustrent la persistance d’un climat d’instabilité qui continue d’inquiéter la communauté internationale et les marchés énergétiques mondiaux.

