àCEP : Uder Antoine installé directeur général, les conseillers électoraux, hormis Jacques Desrosiers, ont désisté
Le contexte sulfureux lié à l’installation du nouveau directeur général du Conseil électoral provisoire (CEP), Uder Antoine fait planer des doutes quant à l’avenir du processus électoral. Loin d’aplanir le terrain des controverses, le premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a opté pour un passage en force dans la suppression du poste de direction exécutive.
En présence du ministre de l’Économie et des finances, Serge Gabriel Colin, du président du CEP, Jacques Desrosiers, le ministre de la justice et de la sécurité publique Me Patrick Pélissier a procédé à l’installation du directeur général de l’instance électorale Uder Antoine, signant officiellement l’arrêt de mort de la direction exécutive du CEP.
« L’installation du directeur général du CEP constitue une étape majeure dans l’accélération du processus électoral, conformément à la vision du Gouvernement et aux orientations stratégiques définies par le Premier ministre autour des priorités nationales : sécurité, élections et redressement économique », a lancé le ministre Patrick Pélissier, dans ses mots de circonstance. Me Pélissier a également rappelé l’importance du nouveau décret électoral adopté en Conseil des ministres le 2 juin dernier, comme instrument essentiel devant garantir l’organisation d’élections crédibles, inclusives et démocratiques.
Dans ses interventions, le nouveau DG du CEP a tenu à remercier le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour la confiance placée en sa personne. Il a tenu à lancer un appel à l’unité, à la responsabilité et à la mobilisation de tous les acteurs concernés afin de relever les défis liés à la mission électorale.
Sans contre-pouvoir, l’exécutif de facto dirigé par Alix Didier Fils-Aimé passe en force dans sa volonté de faire adopter le décret électoral soumis par le CEP, mais modifié par la Primature. La direction générale de l’instance électorale,
pomme de discorde entre la Primature et le CEP, a été instituée, offrant un spectacle désolant au plus haut sommet de l’État.
Hervé Noel

