17 juin 2026
En visite en Haïti, le chef de l’ONU a demandé « pardon » aux victimes des gangs
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En visite en Haïti, le chef de l’ONU a demandé « pardon » aux victimes des gangs

« Je vous demande pardon » : Antonio Guterres face à la détresse des déplacés haïtiens

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a demandé mardi « pardon » aux victimes de la violence des gangs en Haïti, reconnaissant l’incapacité de la communauté internationale à répondre à l’ampleur de la crise qui frappe le pays.

En visite dans un centre de déplacés installé dans une ancienne école de Port-au-Prince, le chef de l’ONU a rencontré des femmes ayant fui les violences armées. Plusieurs lui ont raconté les conditions de vie précaires auxquelles elles sont confrontées depuis des mois, après avoir perdu leurs maisons et leurs moyens de subsistance.

« Je vous demande pardon de n’avoir pas été capable de mobiliser la communauté internationale », leur a déclaré Antonio Guterres, soulignant que le plan humanitaire des Nations unies pour Haïti, estimé à 880 millions de dollars pour 2026, demeure largement sous-financé.

Selon l’ONU, près de 1,5 million de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays, tandis que plus de cinq millions souffrent d’insécurité alimentaire aiguë. Les gangs armés, qui contrôlent une grande partie de la région métropolitaine de Port-au-Prince, sont accusés de meurtres, d’enlèvements, de violences sexuelles et de recrutements forcés d’enfants.

Au cours de sa visite, M. Guterres s’est également rendu au camp de la nouvelle Force de répression des gangs (FRG), appelée à succéder à la mission multinationale dirigée par le Kenya. Il a rencontré des contingents étrangers déjà déployés ainsi que les responsables de cette force internationale.

Malgré la gravité de la situation, le secrétaire général a affirmé percevoir « des signes d’espoir », estimant que le déploiement progressif de la FRG pourrait contribuer à améliorer la sécurité. « Pour la première fois depuis des années, on entrevoit le bout du tunnel », a-t-il déclaré à l’issue de sa visite.

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