La reprise progressive du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ne suffira pas à effacer les conséquences économiques de plus de 100 jours de perturbations liées au conflit entre Israël, les États-Unis et l’Iran, estime la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED).
Dans une étude publiée mardi, l’agence souligne que si les cours du pétrole ont commencé à reculer après l’accord du 17 juin entre Washington et Téhéran, les coûts du transport maritime restent élevés en raison des contrats conclus durant la crise et de la lente reconfiguration des chaînes d’approvisionnement.
Selon la CNUCED, cette situation continue d’alimenter l’inflation, notamment à travers la hausse des coûts de l’énergie, des engrais et du transport, qui se répercute sur les prix alimentaires.
L’agence identifie 61 économies vulnérables, principalement des pays les moins avancés et des petits États insulaires, particulièrement exposées à la hausse simultanée des prix du pétrole et des denrées alimentaires. Elle avertit que l’endettement élevé, la baisse de l’aide internationale et les pressions sur les finances publiques limitent leur capacité à protéger les ménages. La CNUCED appelle la communauté internationale à renforcer son soutien afin d’atténuer les effets durables de cette crise.

