Pour le Salut de la République et la Sauvegarde du Processus Électoral HAITI traverse l’un des moments les plus critiques de son histoire contemporaine.
Face à l’irresponsabilité manifeste du pouvoir exécutif, qui, au lieu d’apporter des solutions aux périls existentiels secouant la nation, s’enferme dans des manœuvres dilatoires, nous, forces politiques et sociales du pays, élevons une protestation solennelle.
1. La mission exclusive et fondamentale de l’actuel Pouvoir Exécutif était de rétablir un climat de sécurité permettant le retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation d’élections libres, honnêtes et inclusives en 2026. En s’éloignant de cet objectif, le pouvoir exécutif abdique sa responsabilité première envers le peuple haïtien.
2.Conformément à l’article 191 de la Constitution, le CEP est l’organe constitutionnel chargé, en toute indépendance, de la gestion et de la direction des opérations électorales. Le CEP a la charge constitutionnelle exclusive de l’élaboration du décret électoral. Cette indépendance n’est pas une option, mais le socle même de la légitimité et de la crédibilité des résultats à venir.
3.Alors que la nation aspire légitimement au renouvellement du personnel politique, le pouvoir exécutif a délibérément suscité un conflit ouvert avec le CEP au sixième mois de l’année 2026. Cette crise, inédite, ne résulte pas d’une fatalité, mais d’une stratégie politique planifiée.
4.Pour la première fois dans notre histoire récente, Haïti traverse une crise pré-électorale. Elle révèle, sans ambiguïté, la volonté du Premier Ministre Fils-Aimé de s’approprier le processus électoral pour favoriser une mouvance partisane.
Par la publication d’un décret inconstitutionnel transférant les prérogatives du CEP à un Directeur Général, le Premier Ministre a neutralisé l’organe électoral, le réduisant au rôle de simple spectateur. Cet acte constitue une rupture brutale de l’ordre démocratique.
5.Nous interpellons la communauté internationale sur la nécessité de continuer à supporter le Conseil Électoral Provisoire dans sa lutte pour la défense de ses prérogatives constitutionnelles.
6. Face à cette dérive autoritaire, nous appelons les forces vives de la nation organisations de la société civile, secteur privé, forces sociales, citoyennes et citoyens lever avec dignité.
Nous disons NON à la capture du processus électoral par le Premier Ministre Fils-Aimé.
Nous rejetons par avance toute mascarade électorale orchestrée au mépris de la loi.
Nous exigeons le rétablissement immédiat de l’indépendance du CEP et la mise en place de conditions réelles pour des élections crédibles, transparentes et souveraines.
Le temps de la soumission est révolu. Le temps de la vigilance et de la résistance citoyenne pour sauver la démocratie haïtienne est arrivé.
Forces Politiques et sociales de la République, suivent les signatures
RDNP, Wadner Édouard
EDE, Dr Claude Joseph
Debout Citoyen, Francenet Dénius
Nouvelle Orientation Jean Michel Lapin
SDP, Me André Michel
INITE, Levaillant Louisjeune
KORE-N, Ricard Pierre
INIFOS, Jean Dieudoné Lubin
PALMIS Philippe Dallace Wester
INITE, Marie Denise Claude

