4 juin 2026
CEP sous pression : Alix Didier Fils-Aimé ordonne l’installation d’Uder Antoine vendredi matin malgré le rejet du Conseil Électoral
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CEP sous pression : Alix Didier Fils-Aimé ordonne l’installation d’Uder Antoine vendredi matin malgré le rejet du Conseil Électoral

Une nouvelle crise institutionnelle secoue le Conseil Electoral provisoire (CEP) affaiblidavantage. Selon des informations rapportées par des sources proches de la Primature, le Premier ministre de doublure,  M. Alix Didier Fils-Aimé, aurait transmis une instruction directe au président du CEP, Jacques Desrosiers, lui demandant de « prendre toutes les dispositions » pour permettre l’installation vendredi matin d’Uder Antoine au poste « illégal et inconstitutionnel » de directeur général de l’institution électorale. Une décision qui transforme un désaccord administratif en véritable confrontation politique autour du contrôle de l’appareil chargé d’organiser des éventuelles élections.

Le fait est d’autant plus marqué que, mercredi, le même CEP avait clairement fermé la porte à Uder Antoine, un ancien cadre du regime PHTK. 

Selon les informations publiques disponibles, les conseillers électoraux avaient d’abord refusé son entrée en fonction, le considérant comme persona non grata au sein de l’institution. Quelques heures plus tard, le Conseil décidait de mettre fin au contrat qui le liait à l’organisme électoral. Dernier épisode de cette rupture : une demande a été adressée à M. Antoine afin qu’il restitue les équipements et documents du CEP encore en sa possession.

Cette bataille dépasse désormais la simple nomination d’un responsable administratif prêt à sauter toys les verrous pour l’accouchement d’un agenda dont lui seul détendrait l’ aboutissement. Elle relance le débat sur l’indépendance réelle du CEP et sur les limites du pouvoir exécutif face à une institution appelée à garantir l’impartialité du processus électoral. Des voix critiques, dont celle du Dr Josué Renaud de NEHRO, accusent Alix Didier Fils-Aimé de poursuivre une logique de contrôle politique en créant une structure de direction « incompatible avec l’esprit de la Constitution de 1987 ». Pour ces observateurs, dont le Dr Kelly Bastien, organiser des élections sous une administration électorale placée sous influence directe ferait planer, dès le départ, des contestations juridiques majeures sur la validité du processus.

Cette nouvelle confrontation intervient dans un climat déjà explosif : référendum contesté, absence de consensus politique, institutions affaiblies, corruption,  impunité, népotisme… et défiance généralisée envers les autorités de transition. Alors que le CEP aurait tenté une ultime démarche en sollicitant une rencontre avec le Premier ministre de facto jeudi, la réponse politique semble prendre la forme d’une accélération de l’installation d’Uder Antoine. 

Après les images d’un Alix Didier Fils-Aimé au Vatican appelant à des élections crédibles, ses adversaires dénoncent aujourd’hui un contraste entre les engagements affichés à l’extérieur et les pratiques institutionnelles appliquées à Port-au-Prince.

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