2 juin 2026
Aveu de viol : Kay Fanm appelle les autorités à agir sans délai contre Pastè Pass
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Aveu de viol : Kay Fanm appelle les autorités à agir sans délai contre Pastè Pass

L’organisation féministe Kay Fanm dénonce avec vigueur les déclarations d’un individu connu sous le pseudonyme de « Pastè Pass », qui se vante publiquement sur les réseaux sociaux d’avoir commis des viols et des agressions sexuelles. Qualifiant ces propos d’apologie du viol et de la pédocriminalité, l’organisme appelle les autorités judiciaires à agir sans délai afin de protéger les victimes et faire respecter la loi. Jean Ricard Richemé, surnommé « Pastè Pass » ou « Pasa Pasa », est une personnalité haïtienne devenue une vedette sur les réseaux sociaux grâce à ses vidéos virales en créole et ses discours religieux provocateurs. Très suivi sur TikTok et Facebook, il est aussi critiqué pour ses propos jugés violents. Sa popularité a inspiré plusieurs remix musicaux et expressions reprises dans la culture populaire haïtienne.

Note de presse de Kay Fanm

Non à l’apologie de la culture du viol !

Un prédateur sexuel, se présentant sous le pseudonyme de « Pastè Pass », se targue publiquement sur les réseaux sociaux des viols qu’il a infligés à des femmes et d’actes sexuels à l’encontre d’enfants. Dans l’une de ses vidéos, il est accompagné d’un complice non identifié.

« Pastè Pass » revendique fièrement ses exploits de violeur en série en précisant qu’il s’agissait pour lui d’une manière d’être et qu’il n’hésitait pas à bastonner les femmes pour leur imposer des rapports sexuels. Le consentement des femmes n’est pas nécessaire car, selon le prédateur, elles sont « faites pour être prises de force ».

Kay Fanm exprime sa profonde indignation face à ces déclarations publiques qui font ouvertement l’apologie du viol et de la pédocriminalité. Grâce aux luttes féministes, la législation haïtienne condamne le viol en tant que crime contre la personne (décret du 6 juillet 2005 sur les agressions sexuelles, publié dans Le Moniteur du 11 août 2005). En conséquence, les autorités ne peuvent ignorer les déclarations du « Pastè Pass » qui constituent une incitation aux violences sexuelles contre les femmes et les filles. Le Parquet, dans sa fonction de protection de la société, doit se saisir d’office du dossier et ordonner l’interpellation du prédateur.

Le viol n’est pas un objet de divertissement, mais une grave violation des droits humains. Kay Fanm invite les utilisatrices et utilisateurs des réseaux sociaux à suivre l’exemple de l’internaute Michaël Lombard (https://www.facebook.com/reel/2272744586867041) en contribuant à faire un signalement de masse pour dénoncer tout prédateur sexuel et refuser ainsi leur impunité.

Kay Fanm saisit l’occasion pour rappeler que les viols perpétrés par les gangs armés criminels coexistent avec ceux imputables à des citoyens ordinaires. Quel que soit le contexte, le viol est une atteinte grave aux droits fondamentaux des femmes et des filles et Kay Fanm leur accorde la même importance.

Port-au-Prince, le 1er juin 2026.

Pour authentification

Yolette Andrée JEANTY
Coordonnatrice de Kay Fanm
admin@kayfanm.org
Tél / WhatsApp : (+509) 34.33.78.32

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