Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi un durcissement des sanctions contre Cuba, accentuant la pression sur l’île en pleine crise économique et dans un climat de tensions accrues entre les deux pays.
Ces mesures, officialisées par décret, visent notamment des banques étrangères collaborant avec La Havane ainsi que des acteurs des secteurs de l’énergie et des mines. Elles incluent aussi de nouvelles restrictions migratoires et des sanctions ciblant des individus accusés de violations des droits humains.
À La Havane, des centaines de milliers de personnes ont défilé à l’occasion de la Fête internationale des travailleurs, dénonçant le blocus américain. Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez, a qualifié ces sanctions d’« illégales » et « abusives ».
Déjà fragilisée par l’embargo en vigueur depuis 1962, l’économie cubaine fait face à une chute du tourisme, à des pénuries de carburant et à l’arrêt de secteurs clés comme le nickel.
Malgré ces tensions, des discussions diplomatiques se poursuivent entre Washington et La Havane.

