30 mai 2026
Qui était vraiment Adams Ismo, cet homme dont la mort bouleverse Petit-Goâve ?
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Qui était vraiment Adams Ismo, cet homme dont la mort bouleverse Petit-Goâve ?

Par Delmondo Charlemagne

Décédé à l’âge de 43 ans après plusieurs mois de détention à la prison civile de Petit-Goâve, Adams Ismo laisse derrière lui l’image d’un homme profondément engagé dans le développement de sa communauté. Artiste, entrepreneur médiatique et acteur communautaire, il était également père de deux enfants.

Connu du grand public grâce à sa chanson « Ayiti Libere », sortie en 2009, Adams Ismo s’était imposé comme une voix porteuse d’espoir. Diffusée sur plusieurs stations de radio locales, cette musique appelait les Haïtiens à l’unité et à la mobilisation pour sortir le pays de ses difficultés économiques, sociales et politiques. Son refrain emblématique, « Ayiti leve nan tonb lan », a marqué toute une génération.

Animé par cette volonté de changement, il a fondé en 2013 Radio Ayiti Libere afin de poursuivre son engagement à travers l’information, la sensibilisation citoyenne et la promotion des valeurs communautaires.

Adams Ismo était également le fondateur de la Fondation « Lespwa Timoun », une organisation dédiée à l’accompagnement des enfants à travers des activités culturelles, éducatives et psychosociales. Son implication auprès de la jeunesse est aujourd’hui saluée par de nombreux citoyens et personnalités de Petit-Goâve.

Lors d’une émission spéciale diffusée jeudi sur Facebook et animée par le journaliste Jordaens Garcon , le docteur en droit Milcar Jeff Dorce a rendu hommage à celui qu’il décrit comme un homme profondément humaniste.

« Adams Ismo n’était pas seulement un artiste », a déclaré Me Dorce, soulignant son engagement social à travers la Fondation Lespwa Timoun et ses nombreuses initiatives communautaires. Profondément affecté par les circonstances de son décès, le juriste a également exprimé son indignation : « C’est étrange qu’une personne qui a démontré autant d’humanité ait subi autant d’indignité. »

Dans les rues de Petit-Goâve comme sur les réseaux sociaux, plusieurs citoyens évoquent le souvenir d’un homme jovial, accessible et respectueux. Toujours prêt à tendre la main, il était perçu comme une personne de cœur.

Pour de nombreux citoyens, une question demeure : qu’a fait Adams Ismo pour mériter un tel sort ? Dans les discussions et sur les réseaux sociaux, certains vont jusqu’à affirmer qu’en laissant mourir Adams Ismo, ce sont les rêves de changement, de justice et de progrès portés par toute une génération qui ont été piétinés et sacrifiés.

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