Cette pétition vise 5 000 signatures avant le 5 juin, Journée mondiale de l’environnement, pour demander à l’État d’agir en urgence : engager un dialogue avec la famille Gérard afin de stopper toute destruction des collections de plantes rares du pays, relancer le processus d’achat, ou identifier un nouveau site pour relocaliser le jardin dans le département du Sud — ou à défaut dans un autre département — conformément à l’article 256 de la Constitution haïtienne.
Sauvons le Jardin Botanique des Cayes – SOS PÉTITION
Signez la pétition — 5 000 signatures avant le 5 juin, Journée mondiale de l’environnement,
Voici le lien de la pétition :
Un peu de contexte :
Un patrimoine scientifique national meurt dans l’indifférence. Le Jardin Botanique des Cayes, construit avec passion pendant 23 ans, est aujourd’hui fermé de force. Les plantes endémiques et natives se transforment en charbon de bois. Les zones écologiques sont éliminées et brûlées. Certains espaces sont transformés en jardins de bananes. Malgré l’opposition de 7 héritiers sur 9, malgré les appels aux autorités de la justice et de l’État, rien ne bouge. Pourtant, la Constitution haïtienne de 1987, en son article 256, exige à l’État de créer des jardins botaniques à travers le pays. Cette pétition est le dernier appel avant la disparition totale de ce jardin, notre fierté.
Le jardin — avant et après
Un patrimoine vivant, construit sur 23 ans — réduit en cendres en quelques semaines.
AVANT — Le jardin en vie

Le jardin ornemental
Des buis sculptés, des palmiers, un art botanique unique.

Les enfants découvrent le jardin
Un lieu d’apprentissage pour les générations futures.

Le jardin ethnobotanique
La mémoire vivante des plantes médicinales d’Haïti.

Les étudiants autour du ravenale
Le jardin forme chaque année des centaines d’étudiants.

Le jardin écologique vu du ciel
Plus d’un hectare de plantes natives et endémiques.

Les jeunes visiteurs par centaines
Un patrimoine qui inspire la jeunesse haïtienne.

L’étoile du jardin — vue du ciel
23 ans de travail et de passion.

Visite guidée dans les allées
Des milliers d’enfants découvrent ici la botanique.

La richesse du jardin écologique
Un refuge pour la biodiversité du Sud d’Haïti.

Un trésor botanique
Le Jardin Botanique des Cayes, fierté d’Haïti — août 2025.
←→
APRÈS — La destruction (Janvier 2026)

Collections coupées et empilées
Des espèces rares et endémiques avant incinération.

Fumée et incendie — vue aérienne
L’ampleur de la destruction vue du ciel.

Les arbres coupés au sol
Des espèces centenaires tronçonnées pour le charbon.

Des bananiers à la place du jardin
Là où poussaient des plantes uniques : désormais des bananes.

Les dernières fumées
Ce qu’il reste : des piles de cendres et de débris.

Flammes actives — vue drone
Le feu mis systématiquement sur les collections écologiques.

Le jardin en flammes
Les incendies ont duré plusieurs jours, sur plus d’un hectare.

Avant/après dans la même image
À gauche le jardin vert, à droite les cendres grises.

Plantes natives transformées en charbon
Des collections uniques réduites en charbon de bois.

Terre brûlée — vue drone
Un hectare de biodiversité rayé de la carte.

Le mur de l’accès interdit
Et pour finir : depuis 8 mois, le personnel et le public sont chassés.
Résumé de la situation
Ce qui se passe actuellement au Jardin Botanique des Cayes.
Depuis plus de huit mois, le Jardin Botanique des Cayes est fermé de force. Aucun enfant, aucun étudiant, aucun chercheur, aucun visiteur ne peut y entrer. Pendant ce temps, des collections de plantes endémiques et natives rares disparaissent jour après jour. Pendant 23 ans, ce jardin a fait la fierté des Cayes, d’Haïti et de la diaspora — un lieu unique d’éducation, de recherche et de découverte de notre flore.
L’histoire du Jardin Botanique des Cayes commence avec la vision d’un homme : William Cinéa, ingénieur forestier-botaniste haïtien. Après avoir poursuivi ses études forestières en République dominicaine entre 1995 et 2000, il rentre au pays avec une idée forte — contribuer au reboisement et à la protection de la nature. C’est ainsi que naît l’initiative « Haïti Verte », précurseur de ce qui allait devenir le jardin botanique.
En 2002, lors d’une formation en Israël consacrée aux initiatives agricoles et environnementales, William Cinéa visite le célèbre jardin Bahá’í, d’un design et d’une beauté exceptionnelle, qui lui prouve qu’un projet d’une ampleur comparable peut exister en Haïti. À son retour, il passe à l’acte : il prend à ferme un terrain de six carreaux et demi à Bergeaud, au bord de la Route Nationale N°2 aux Cayes, appartenant à la famille Gérard.
Un contrat de bail à ferme est officiellement signé avec la mère des héritiers, Mme Laurette Milard Gérard, dans le respect des formes juridiques. C’est Maître Edlan Jabouin, avocat de la famille, qui reçoit les paiements au nom des propriétaires. Dès le début, la relation entre le Jardin Botanique des Cayes et la famille Gérard est marquée par le respect et la confiance mutuelle. En 2004, l’une des héritières, Jacqueline Gérard, visite les lieux avec sa mère et se trouve tellement touchée par le projet qu’elle propose elle-même de remplacer le nom « Haïti Verte » par « Jardin Botanique des Cayes » — un geste qui témoigne de l’adhésion de toute la famille à cette vision.
Pour Mme Laurette Milard Gérard, la signataire du bail, le jardin représentait une continuité naturelle avec les valeurs familiales liées à la terre et au reboisement dans le département du Sud, notamment à Port-Salut. Elle a régulièrement rendu visite au jardin au fil des années pour encourager l’équipe, apporter ses conseils et exprimer son soutien. Pendant plus de vingt ans, les relations entre les deux parties sont demeurées constructives, respectueuses et mutuellement bénéfiques.
En 2018, un héritier, par l’intermédiaire du cabinet d’avocats de la famille, envoie un contrat de promesse de vente et annonce la rupture du bail à ferme. L’équipe du Jardin Botanique des Cayes sollicite alors l’État pour qu’il intervienne et rachète la propriété, estimée à plus de 800 000 dollars américains. Par l’entremise du ministère de l’Environnement, et plus précisément de l’ANAP (Agence Nationale des Aires Protégées), une rencontre est organisée avec le bailleur, son épouse et l’équipe du JBC. Un rapport est produit, et les vendeurs sont invités à fournir les titres nécessaires pour que le dossier puisse être intégré au budget national 2019-2020. Malheureusement, ces documents ne sont jamais fournis, ce qui bloque le processus.
En juin 2024, Mme Laurette Milard Gérard s’éteint. Son fils, partisan de la vente, réside aux États-Unis ; c’est alors son épouse, présente en Haïti, qui entame sans mandat un processus pour récupérer le terrain. Alors que ce jardin représente plus de 23 ans de travail, de patience et de collection, un délai de seulement huit jours est imposé à l’équipe pour déplacer toutes les plantes et libérer l’espace. Huit jours plus tard, accompagnée de la police et de ses avocats, elle interdit l’accès au personnel du jardin. Ses premières actions consistent à couper les collections de plantes natives et endémiques pour les transformer en charbon de bois, à éliminer toutes les plantes de la réserve écologique et à l’incendier sur plus d’un hectare. Des plantations de bananes sont même installées à l’intérieur du jardin.
Face à cette situation, sept des neuf héritiers de la famille, frustrés par cette action, écrivent au Ministre de la Justice et de la Sécurité publique pour réclamer une intervention d’urgence. Par l’intermédiaire de leur cabinet d’avocats, ils somment Mme Marie Donna Bastien-Gérard de cesser immédiatement toute action contre le jardin. Pour ces héritiers, le jardin incarne la grandeur et la vision de leurs parents : ils refusent de le voir disparaître.
Dès le début de la crise, l’équipe du jardin a lancé des appels dans plusieurs médias — Vision 2000, Radio Caraïbes, Magik 9, Le Nouvelliste, AyiboPost — afin d’alerter les autorités. Le Ministre de l’Environnement a également été contacté. Pourtant, à ce jour, rien n’a été fait. Pendant ce temps, ce patrimoine continue de disparaître, et les plantes conservées se perdent un peu plus chaque jour. Ce jardin dépasse l’intérêt de son fondateur, William Cinéa, et de la famille Gérard : c’est une institution scientifique d’intérêt national.
Cette pétition vise 5 000 signatures avant le 5 juin, Journée mondiale de l’environnement, pour demander à l’État d’agir en urgence : engager un dialogue avec la famille Gérard afin de stopper toute destruction des collections de plantes rares du pays, relancer le processus d’achat, ou identifier un nouveau site pour relocaliser le jardin dans le département du Sud — ou à défaut dans un autre département — conformément à l’article 256 de la Constitution haïtienne.
Cliquez ici
