20 avril 2026
Port-au-Prince : l’ancien sénateur Desras questionne un “enchaînement de crises” autour de la fermeture de l’aéroport
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Port-au-Prince : l’ancien sénateur Desras questionne un “enchaînement de crises” autour de la fermeture de l’aéroport

PORT-AU-PRINCE, 20 avril 2026 (Rezo Nòdwès) — L’ancien président de l’Assemblée nationale, Simon Dieuseul Desras, originaire du Plateau Central, a exprimé de sérieuses réserves quant aux circonstances ayant conduit à la suspension partielle des opérations aériennes à l’Aéroport international Toussaint Louverture, à la suite d’informations faisant état d’un avion atteint par balle lors d’affrontements entre groupes armés en périphérie de la plaine du Cul-de-Sac.

Dans un entretien à caractère critique accordé à Radio Mega, Simon Dieuseul Desras s’est dit « étonné » qu’« une balle issue d’affrontements localisés entre groupes armés dans le Cul-de-Sac puisse atteindre un appareil à proximité de l’aéroport », évoquant ainsi des zones d’ombre dans la séquence des événements. « Une crise en chasse une autre. Au moment même où la population réclame la réouverture de l’aéroport, survient un incident qui en justifie la fermeture prolongée », a-t-il déclaré.

L’ancien parlementaire a qualifié la situation de « jeu dont le peuple haïtien constitue la variable d’ajustement », appelant à une vigilance accrue face à ce qu’il perçoit comme une succession d’événements concomitants susceptibles d’influencer la gestion de l’espace public et des infrastructures stratégiques. « Le peuple est pris entre le marteau et l’enclume », a-t-il ajouté, invitant les citoyens à « ne pas rester passifs face à des dynamiques qui échappent à toute transparence ».

Ces propos interviennent dans un contexte marqué par une intensification des violences armées dans la plaine du Cul-de-Sac, notamment dans la zone de Marin, où des affrontements entre factions rivales ont été signalés ces derniers jours, entraînant des déplacements de population et une paralysie partielle des activités économiques.

Parallèlement, le chef du gouvernement de doublure, Alix Didier Fils-Aimé, se trouve en déplacement à Washington, où, selon la Primature, des discussions portent sur des projets de développement et de coopération. Une initiative qui suscite des interrogations au regard de la persistance de l’insécurité sur le territoire national. « Aucun programme de développement ne saurait prospérer en l’absence d’un minimum d’ordre public », a estimé M. Desras, rappelant que « la sécurité constitue la condition préalable à toute projection économique ».

Dans le même registre, Dr Josué Renaud a souligné que « la dépendance à l’assistance internationale ne saurait suppléer à l’obligation régalienne de l’État de garantir la sécurité et la collecte fiscale », appelant à une responsabilisation accrue des acteurs économiques nationaux.

Aucune confirmation indépendante n’a, à ce stade, permis d’établir avec précision les circonstances exactes de l’incident évoqué à proximité de l’aéroport. Les autorités n’ont pas communiqué de rapport technique détaillé sur l’origine du tir ni sur l’étendue des dommages allégués.

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