Comment le décret du 31 mars 2026 du Premier ministre de facto, ex-PDG de Hainet, Alix Didier Fils-Aimé, contribue à la réussite potentielle de la troisième tentative du président Luis Abinader d’introduire un nouvel opérateur télécom en République dominicaine, après deux échecs en 2021 et 2024.
Un décret adopté sans concertation préalable dans un contexte institutionnel affaibli en Haïti. Ce texte sécurise juridiquement et techniquement la libération de la bande 700 MHz côté haïtien, sans tenir compte des droits des concessionnaires historiques.
Il offre, en parallèle, au gouvernement dominicain des garanties pour rassurer les investisseurs dans son nouvel appel d’offres.
Le décret prévoit également l’extinction des droits analogiques des télévisions au 30 septembre 2027, les obligeant à passer par des plateformes numériques.
Un enjeu régional stratégique
La bande 700 MHz, issue du dividende numérique, est essentielle pour le déploiement de la 4G/5G, notamment en zones rurales.
Trois tentatives ont été lancées en République dominicaine :
- 2021 : échec (aucune offre)
- 2023-2024 : échec (prix trop élevés)
- 2026 : en cours, avec prix réduits
Pourquoi le décret haïtien est déterminant
✔ Réduction des interférences
La fin des signaux TV analogiques en Haïti diminue les risques techniques transfrontaliers.
✔ Sécurité juridique
Le spectre est désormais réservé aux télécommunications mobiles.
✔ Confiance des investisseurs
Le cadre devient plus stable et prévisible pour les opérateurs.
Lecture contrastée
???? Pour certains :
Une coopération régionale indirecte bénéfique.
???? Pour d’autres :
Une décision prise sans concertation, au détriment des intérêts haïtiens.
Conclusion
Le décret du 31 mars 2026 pourrait jouer un rôle clé dans le succès de l’appel d’offres dominicain. Mais il soulève des interrogations sur l’équilibre entre coopération régionale et défense des intérêts nationaux haïtiens.

