21 avril 2026
Haïti — Malgré 400 militaires tchadiens sur le terrain, la Plaine du Cul-de-Sac connaît son pire week-end d’avril
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Haïti — Malgré 400 militaires tchadiens sur le terrain, la Plaine du Cul-de-Sac connaît son pire week-end d’avril

PORT-AU-PRINCE (Rezo Nòdwès) — La Plaine du Cul-de-Sac, à l’est de la capitale haïtienne, a connu l’un de ses week-ends les plus violents du mois d’avril, marqué par des échanges de tirs nourris, des incendies d’habitations et de nouveaux déplacements de population, selon des témoignages recueillis sur place.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des groupes armés affiliés à la coalition Viv Ansanm ont poursuivi leur avancée dans plusieurs localités, contraignant des habitants à fuir dans la précipitation. Des riverains décrivent une « nuit de terreur », ponctuée de détonations continues et de scènes de panique.

La dégradation de la situation sécuritaire a également affecté le transport aérien. Plusieurs des rares vols commerciaux encore opérés vers Port-au-Prince ont été annulés, accentuant l’isolement de la capitale et compliquant l’acheminement de l’aide.

Parallèlement, les autorités du Chad ont annoncé leur intention de déployer jusqu’à 1 500 militaires en Haïti dans le cadre de la mission multinationale appuyée par le Conseil de sécurité des Nations unies. Environ 400 personnels tchadiens seraient déjà présents sur le territoire depuis le début du mois d’avril, selon une correspondance officielle.

Cette force internationale, dont l’effectif cible a été porté à 5 500 hommes, reste toutefois incomplète et confrontée à des défis logistiques et financiers. Elle intervient alors que la violence des gangs s’étend, notamment dans les zones périphériques de la capitale.

Selon des estimations récentes, plus de 1,4 million de personnes sont désormais déplacées à l’intérieur du pays, contre environ 133 000 auparavant. Des milliers de personnes ont été tuées ces dernières années dans un contexte d’expansion territoriale des groupes armés.

L’impasse politique persiste par ailleurs, les autorités haïtiennes ayant à plusieurs reprises reporté la tenue d’élections en raison de l’insécurité. Aucune consultation nationale n’a été organisée depuis près de dix ans.

Des critiques visent également la mission multinationale, certains de ses membres ayant été mentionnés dans des rapports faisant état d’allégations d’abus, relançant les débats sur les mécanismes de contrôle et de responsabilité.

source – Chad to send 1,500 troops to Haiti, 400 already deployed

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