La troisième conférence sur la justice transitionnelle et restauratrice en Haïti, organisée par la Communauté haïtienne des organisations et institutions de la société civile (COHOSOC), s’est tenue samedi à la Bibliothèque Michelle Tardieu, réunissant universitaires, leaders communautaires et acteurs associatifs.
Au cœur des échanges : la recherche d’un modèle adapté au contexte haïtien. Le politologue Ebens Exantus, président du COHOSOC, a défendu la justice transitionnelle comme « une voie incontournable » vers une paix durable, dans un pays marqué par des décennies de dictature, de transition fragile et de violences armées.
Plusieurs intervenants ont souligné l’urgence de réformes institutionnelles, notamment dans les secteurs sécuritaires, pour restaurer la confiance publique. L’expert en droit international Faniel Phara a évoqué les exemples du Rwanda, de la Sierra Leone et de l’Argentine, cités comme références de sortie de crise.
La conférence a également été marquée par des témoignages poignants, dont celui de la docteure Françoise St-Vil Villier, victime directe de l’insécurité. Elle a plaidé pour des mécanismes de réparation symbolique et matérielle en faveur des victimes.
Une cinquantaine de participants ont pris part à cette rencontre, conçue comme un espace de mobilisation en faveur d’un consensus national. Une quatrième conférence est annoncée en août dans le sud du pays.

