Des correspondances administratives mettent en évidence que la direction départementale Nord de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN) avait engagé, plusieurs semaines avant le drame du 11 avril 2026 à la Citadelle Laferrière, des démarches préventives demeurées sans réponse.
Le 10 mars 2026, un budget estimé à 2,8 millions de gourdes avait été élaboré afin d’encadrer les activités de la Semaine sainte au Parc national historique (Sans-Souci/Citadelle), intégrant des dispositions en matière de sécurité, d’assainissement et de logistique. Transmis le 22 mars à la direction générale, puis relayé au ministère de la Culture le 30 mars, le document visait à mobiliser un appui financier face à l’affluence attendue.
Selon les informations disponibles, ces requêtes n’ont donné lieu à aucune suite concrète.
Le 11 avril, une bousculade meurtrière sur le site faisait au moins 25 morts et plusieurs blessés, révélant de sérieuses défaillances dans l’organisation et la gestion des flux.
Dans la foulée, Neat Achille, alors en poste, a été auditionné par les autorités judiciaires et policières dans le cadre de l’enquête. Peu après, des divergences au sein des instances concernées ont conduit à l’émission d’un mandat d’amener à son encontre.
Ces éléments relancent le débat sur les responsabilités et posent une question centrale : des mesures anticipées auraient-elles pu prévenir cette tragédie ?
Gislène Guerrier
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