Dans un geste qui alimente déjà de vives critiques, l’administration Trump a annoncé la fin du Temporary Protected Status (TPS) pour les ressortissants d’Afghanistan et du Cameroun présents aux États-Unis. Cette décision, rendue publique par le Département de la sécurité intérieure (DHS), s’inscrit dans une volonté plus large de durcissement des politiques migratoires.
La Secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a déclaré que les conditions actuelles ne justifient plus le maintien du TPS pour ces deux pays. La protection pour les Afghans prendra fin le 20 mai 2025, tandis que celle du Cameroun a été abrogée le 7 avril. Selon les autorités, la situation dans ces pays ne correspond plus aux critères légaux pour bénéficier de ce statut.
Pourtant, de nombreuses voix s’élèvent contre cette décision. « L’Afghanistan reste ravagé par le régime taliban, une crise humanitaire profonde et l’effondrement de son économie. Rien n’a changé », a réagi Krish O’Mara Vignarajah, présidente de Global Refuge. Quant à Shawn VanDiver, fondateur de la coalition #AfghanEvac, il fustige une décision « cruelle » qui trahit les promesses faites aux alliés afghans ayant collaboré avec les États-Unis.
Le TPS permet aux ressortissants étrangers de rester temporairement aux États-Unis lorsque leur pays d’origine est jugé trop dangereux pour un retour. Le programme est distinct des visas spéciaux pour réfugiés ou collaborateurs militaires. Des courriers de fin de statut ont déjà été envoyés à certains bénéficiaires, les menaçant de procédures d’expulsion imminente.
Cette mesure s’inscrit dans une série de remises en question des protections humanitaires sous l’administration Trump, qui avait déjà tenté de mettre fin au TPS pour les ressortissants vénézuéliens – une initiative temporairement bloquée par un tribunal fédéral.

