Trump et les droits de douane : provocation assumée et tensions internationales
Donald Trump n’a rien perdu de son ton provocateur. Lors d’un dîner avec des cadres du Parti républicain, le président américain a raillé les pays cherchant à conclure un accord commercial avec les États-Unis. « Ils appellent pour me lécher le cul », a-t-il lancé, se félicitant du désespoir supposé de nombreuses nations, dont la Chine, face à la nouvelle vague de droits de douane imposée par Washington.
Depuis mercredi, les États-Unis appliquent en effet une salve de taxes à l’importation à des dizaines de pays. La Chine est particulièrement visée, avec des taux pouvant dépasser les 100 %. Dans son style habituel, Trump assure que ces États sont prêts à tout pour éviter une guerre commerciale prolongée : « S’il vous plaît monsieur, faites un accord, on fera n’importe quoi », a-t-il moqué.
Malgré la provocation, Trump affirme vouloir proposer des accords « sur mesure », en particulier avec les alliés asiatiques comme le Japon et la Corée du Sud.
En Europe, Ursula von der Leyen a appelé à éviter l’escalade avec la Chine, plaidant pour une solution négociée. L’UE pourrait réagir dès la semaine prochaine, mais d’ores et déjà, certains produits emblématiques, comme le bourbon américain, semblent exclus des potentielles représailles.

