L’Association des Industries d’Haïti (ADIH) dénonce, une fois de plus, avec la plus grande fermeté, l’escalade vertigineuse de l’insécurité qui gangrène la capitale haïtienne et le département de l’Artibonite. Chaque jour, les gangs armés étendent leur emprise, défient ouvertement les autorités, gagnent du terrain et multiplient les territoires perdus, plongeant la population dans une détresse insoutenable.
Les quartiers tels que Christ-Roi, l’Avenue N, Carrefour-Feuilles, Delmas 19, Delmas 30, Pacot, entre autres, tombent progressivement sous le contrôle des groupes armés, tandis que l’État semble impuissant à restaurer l’ordre républicain. Le récent déménagement du Ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), motivé par « le climat d’insécurité », est une illustration frappante de la gravité de la situation. Quel message cela envoie-t-il à la population, aux investisseurs nationaux et étrangers, aux partenaires financiers internationaux dont l’opinion compte tellement pour le Gouvernement ?
L’ADIH tient à rappeler aux membres du Conseil de Transition ainsi qu’aux membres du Gouvernement qu’ils ont accepté une mission claire : rétablir la sécurité et l’État de droit dans ce pays. La population a trop attendu. Elle exige désormais des résultats concrets quant à :
1-La SÉCURITÉ couplée avec des investissements infrastructurels dans les quartiers les plus défavorisés, négligés depuis trop longtemps.
2- La Réforme CONSTITUTIONNELLE
3- L’Organisation des ÉLÉCTIONS
Face à cette réalité alarmante, l’ADIH refuse de s’associer à tout événement futile ou initiative cosmétique visant à cocher une case, alors que le peuple s’effondre, que les écoles ferment, que les hôpitaux peinent à fonctionner, que même les églises sont à genoux. Le temps est venu de parler de « RELANCE de la sécurité ».
Le pays est confronté à une double guerre. Une guerre militaire et une guerre contre la misère. La société toute entière est prise en otage. Il est donc URGENT et IMPÉRATIF que le Gouvernement reste concentré UNIQUEMENT sur la priorité du moment et mette en œuvre des mesures fortes, ciblées et courageuses pour neutraliser les gangs et libérer la population du joug de la terreur.
L’ADIH exhorte les autorités à sévir immédiatement et sans équivoque. L’État a un devoir de résultats. Il doit agir ! Il en va de la survie de la nation.
L’histoire jugera ! Les citoyens n’attendent plus des promesses, mais des actes !
Fait à Pétion-Ville, le 31 mars 2025
Le Conseil d’Administration

