_Femmes et mères de famille réunies au sein de l’organisation « Fanm angaje » ont compati à la douleur des proches d’Éliana Télémaque (28 ans) décédée des suites de traumatisme après que son nourrisson ait été jeté la semaine dernière dans le feu par des bandits de « Viv ansanm », à Kenscoff._
« Aucune mère de famille ne peut survivre face à cette barbarie », a tranché l’ancienne ministre à la Condition féminine, Marjorie Michel. À l’occasion d’un rassemblement à Delmas 75, mardi pour vénérer le nom d’Éliana Télémaque et celui de son nourrisson, partis dans des conditions ignobles.
En sanglots, Lamercie Charles Pierre appelle à mettre fin à ce cycle de sauvagerie et de criminalité sans nom. L’âme d’Éliana et celle de son bébé doivent servir de sève à la lutte contre la violence aveugle, insiste-t-elle. La gorge nouée, le cœur déchiré, la dirigeante de l’organisation « Fanm angaje » renouvelle l’engagement de ses associées à combattre la dictature des gangs.
Face à l’intensité de la douleur du crime, des participantes à la cérémonie ont été secoués de sanglots. L’écho des gémissements et des chants mélancoliques qui retentissait dans la salle traduit le degré de sensibilité exprimé par ces femmes. Au regard de ce qui se passe en Haïti, chacun doit se faire une auto-évaluation, et se demander les raisons de ce tournant ignoble ? L’ancienne ministre à la condition questionne l’apport international à Haïti à ce carrefour combien difficile.
Hervé Noël

