Enquête au Kenya sur les Allégations d’Abus de Soldats Britanniques : Implications pour la Coopération de Défense
Le gouvernement kényan a lancé une enquête sur des allégations d’abus commis par l’armée britannique au sein de l’Unité d’Entraînement de l’Armée Britannique au Kenya (Batuk). Des soldats de cette unité sont accusés de meurtre, d’abus sexuels et de dommages environnementaux à proximité de leur base. Cette enquête, qualifiée de « mesure significative », pourrait avoir des répercussions sur la coopération de défense entre le Kenya et le Royaume-Uni.
Le comité de la défense du parlement kényan dirigera l’enquête, qui débutera en octobre après un appel au public pour soumettre des pétitions concernant des crimes présumés. Les conclusions devraient être présentées au parlement d’ici la fin de l’année. Le rapport pourrait entraîner des recommandations ayant des conséquences sur l’accord de défense entre les deux pays, permettant aux troupes britanniques de s’entraîner au Kenya.
Le meurtre en 2012 d’Agnes Wanjiru, attribué à des soldats britanniques, sera examiné, tout comme les allégations de bombes non explosées et d’utilisation de produits chimiques dangereux lors d’exercices. L’accord de défense entre le Kenya et le Royaume-Uni, renouvelé en 2021, avait suscité des objections de la part de communautés locales et de colère face au manque d’action concernant le meurtre de Wanjiru.
Le porte-parole de l’armée britannique a souligné que toutes les allégations étaient prises au sérieux et que des enquêtes appropriées étaient menées. Le gouvernement britannique a également précisé que les obus éclairants au phosphore blanc étaient utilisés exclusivement à des fins d’entraînement et ne représentaient pas de danger pour la santé.
L’enquête met en lumière les défis liés à la responsabilité en cas d’abus commis par des soldats étrangers et soulève des questions sur la coopération de défense entre les deux pays.

