20 octobre 2026
Le jeune doctorant, Jacky Duvil, critique les engagements climatiques internationaux, de la COP21 à la COP27
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Le jeune doctorant, Jacky Duvil, critique les engagements climatiques internationaux, de la COP21 à la COP27

Jacky DUVIL, Jeune doctorant en changement climatique juge que les derniers engagements climatiques internationaux, de la COP21 à la COP27, sont très loin de répondre à l’objectif de : Limiter la hausse de la température mondiale de 1,5 à 2 degré Celsius d’ici la fin du siècle (2100).

Lundi 7 novembre 2022 ((rezonodwes.com))–

Les conséquences du changement climatique se font de plus en plus ressentir, la quasi-totalité des pays de la planète des acteurs de la société civile se réunissent du 6 novembre lors du 27e sommet mondial sur le climat, plus connu sous le nom de « Conférence des Parties (COP) », à Charm el-Cheikh, en Égypte. La sécheresse, les vagues de chaleur, mais aussi la crise énergétique et le financement des pays en développement seront au cœur des débats de cette COP27. Lors de l’édition de cette année, le financement de la lutte contre le réchauffement climatique dans les pays en développement sera probablement le sujet le plus abordé.

C’est quoi la COP ?

Depuis 1994, l’Organisation des nations unies (ONU) réunit chaque année presque tous les pays de la planète pour des sommets mondiaux sur le climat ou « COP », qui signifie « Conférence des Parties ». Cette décision de réunir les États de la planète pour débattre sur le climat fait suite à la signature de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) lors Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, au Brésil, en 1992. Dans ce traité, les États signataires se sont fixé comme objectif de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère pour empêcher toute interférence dangereuse de l’activité humaine sur le système climatique. ». L’Accord de Paris qui vise à limiter le réchauffement climatique de 1, 5 à 2ºC est par exemple issu de la COP21.

Quelles sont les objectifs principaux de la COP27 ?

Cette année la COP27 vise (i) à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour limiter le réchauffement climatique à 2ºC d’augmentation. (ii) S’adapter au changement climatique et venir en aide aux nations les plus impactées. (iii) Fournir un apport financier suffisant aux pays en développement, les plus touchés par le changement climatique. Outre ces objectifs, la question des « pertes et dommages » est probablement amenée sur la table. Les « pertes et dommages » sont les compensations financièrement accordées aux pays en développement par les pays développés pour les dégâts causés par l’augmentation des GES.

Pourquoi vous jugez que le monde ne fait pas assez pour lutter contre les émissions de carbone ?

Les pays signaleurs, notamment les grands pollueurs ne respectent pas leurs engagements. Lors de la COP15 à Copenhague en 2009 par exemple, les pays développés s’étaient engagés à fournir 100 milliards de dollars par an aux pays pauvres. Un montant qui n’a pas encore été atteint à ce jour. D’autant que dans un rapport publié ce jeudi, le Programme des Nations unies pour l’environnement considère que « les flux financiers internationaux destinés à l’adaptation des pays en développement sont 5 à 10 fois inférieurs aux besoins estimés et l’écart se creuse».

Bien que l’année dernière, les pays développés ont convenu d’au moins doubler le financement de l’adaptation, et de nombreuses parties prenantes demandent des niveaux encore plus élevés de financement de l’adaptation pour correspondre aux montants actuellement dépensés pour l’atténuation, comme le prévoit l’Accord de Paris. Mais, jusqu’à présent, les dirigeants ne seront pas à la hauteur pour faire respecter l’accord de paris, il n’a aucune action concrètes et sérieuse pour réduire les GES. Dans ce contexte, les derniers engagements climatiques internationaux en date sont très loin de répondre à cet engagement : limiter la hausse de la température mondiale à 1,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle.

Pourquoi vous jugez que le monde ne fait pas assez pour protéger l’avenir de notre planète ?

Les COP sont plus politiques et économique que scientifique. Les dirigeants politiques n’ont pas besoin de conférences ou d’accords pour entreprendre des actions climatiques concrètes. Aujourd’hui, on constate que, les dirigeants des grands pays pollueurs ne veulent pas ni réduire, ni transformer en profondeur l’économie et les sociétés. Malgré, les différentes COP (de la COP 1 à Berlin en Allemagne à la COP 27 en Egypte) les actions ne sont pas concrètes. Il faut transformer les économies et les sociétés pour protéger l’avenir de notre planète afin de satisfaire les besoins actuelles et futures. Il faut de bonnes négociations pour de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C au-dessus des températures préindustrielles et de renforcer aussi le financement de l’action pour le climat est importante. Il faut passer à l’action pour réduire réellement l’émission des GES.

Les pertes et préjudices sont alarmants en Haïti, que devrait-il fait dans la COP 27 ?
Les pertes causées par les catastrophes climatiques en Haïti ont augmenté de manière au cours de ces dernières années avec près de 400 millions de dollars américains en 2020. Ce qui représente environ 50% de l’aide internationale et 20% du budget de l’État. Cette situation est alarmante et inquiétante pour un pays comme Haïti. Cette COP 27 est une opportunité pour qu’Haïti présente ses problèmes. Les crises environnementales menacent la survie de la population et constituent un obstacle pour le développement et la croissance économique, le bien-être des Haïtiennes et à la stabilité du pays.

L’État Haïtien via le ministère de l’environnement doit saisir cette opportunité trouver des financements afin de réduire les incidences négatives des changements climatiques, mais aussi d’appeler les pays développés à prendre les mesures pour réduire leurs émissions de GES, par la mise en place de politiques énergétiques plus vertes et plus agressives, et par une suspension des subventions à l’exploitation des hydrocarbures fossiles. L’accent doit être sur l’adaptation comme la principale priorité du pays qui doit contribuer à augmenter de façon durable, sa résilience aux variations des conditions climatiques extrêmes. Sans oublier d’intégrer les pertes et préjudices liés aux effets néfastes des changements climatiques afin de répondre aux exigences environnementale et socio-économique du pays.

Enfin, La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est claire sur le fait que pour répondre aux risques climatiques actuels et futurs, il est nécessaire d’augmenter considérablement l’ampleur du financement de l’adaptation, à partir de toutes les sources publiques et privées. Tous les acteurs doivent participer gouvernements, institutions financières et secteur privé souligne Jacky DUVIL.

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