Dimanche 16 octobre 2022 ((rezonodwes.com))–
Curieusement c’est au moment même où l’administration américaine annonce une nouvelle politique de restriction des visas en vertu de la section 212(a)(3)(C) de la loi sur l’immigration et la nationalité comme sanctions principales à l’encontre des fonctionnaires haïtiens et d’autres individus impliqués dans le fonctionnement des gangs de rue et d’autres organisations criminelles haïtiennes qui ont menacé les moyens de subsistance du peuple haïtien et bloqué l’aide humanitaire vitale, que le rapporteur de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR) rétablie par Jovenel Moïse le 11 mars 2019, en présence de la représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Helen La Lime, Jean Rebel Dorcénat, agissant presque en qualité de porte parole officiel des chefs de gangs, s’invite dans les médias de la capitale pour informer que ces derniers ont demandé une amnistie et des postes au gouvernement du premier ministre de facto Ariel Henry.
En effet , le représentant de cette structure chargée de coordonner et d’appliquer la politique du gouvernement de facto mise en place par le Core Group soutenu par l’oligarchie haïtienne et ses bras armés, en matière de désarmement, de démantèlement des groupes armés et de réinsertion des individus désarmés a informé que les groupes armés qui bloquent l’accès au terminal pétrolier de Varreux posent des conditions pour ouvrir un couloir humanitaire.
Il a expliqué que les gangs exigent notamment une amnistie pour les différents crimes perpétrés dans le pays au cours de ces dernières années. « On est dans une négociation difficile par rapport à l’importance stratégique du terminal. Les groupes armés ont fait des exigences que nous ne pouvons pas nous engager à satisfaire. Nous n’avons pas les moyens de négocier avec eux directement. Ils exigent des postes au sein du gouvernement, l’amnistie, le retrait des avis de recherche, etc. », a t- Il fait savoir .
Plus curieux encore, cette sortie de l’homme identifié par Magalie Habitant comme le responsable de « L’instance concernée » lors du dénouement du kidnapping des jeunes dominicains à « Village de Dieu » intervient quelques semaines après une autre non moins inquiétante , celle de la CARICOM qui déclare se préparer à envoyer une délégation en Haïti pour dialoguer et négocier avec les chefs de gangs armés.
En effet selon les propos du Premier Ministre du Bahamas, Philip Davis , rapportés par le journal américain , Miami Herald, dans son édition en date du 25 juillet 2022, une délégation composée des premiers ministres de la Jamaïque( M. Andrew Holness) , de la Barbare(Mia Mottlley) et des Bahamas ( M. Philip David ) désignée par la Communauté des pays de la Caraïbe de 15 membres connue sous le nom de Caricom se préparerait à entrer en Haïti pour, entre autres activités, rencontrer, dialoguer et négocier avec les chefs de gangs armés en Haïti.
Ainsi donc tous ces criminels identifiés aux noms de « Lanmo 100 jou » , « Barbecue » , « Izo 5 Segond », « Tilapli », « Krisla » et autres bandits légaux ou illégaux qui terrorisent et assassinent le peuple haïtien depuis plusieurs mois, pourraient être invités, très probablement , par Madame Helen Lalime , pour rencontrer et discuter avec cette délégation et « tenter d’aider à arbitrer les troubles politiques actuels ».
«Nous gardons juste les doigts croisés. La situation en Haïti est vraiment grave et nous ne savons pas quelle sera la réponse », a déclaré M. Davis.
« Il n’est pas question d’imposer la volonté d’autres pays au peuple haïtien, mais comme je l’ai dit, nous voulons que ce soit une solution haïtienne », ajoute t-il.
« Si cela est possible, nous ne le saurons qu’au fur et à mesure que nous dialoguerons avec les chefs de gangs en Haïti, ce que nous avons l’intention de faire très prochainement. « , affirme M. Davis.
« Nous devons nous engager très bientôt dans une tentative de rapprochement des factions », a déclaré le premier ministre des Bahamas.
« Pour le moment, ce ne sont que des guerres de gangs. C’est un État défaillant au moment où nous parlons. Les efforts récents entre le gouvernement intérimaire et une coalition dirigée par la société civile pour trouver un accord politique n’ont jusqu’à présent pas abouti à un accord recherché par les États-Unis et d’autres membres de la communauté internationale » a conclu M.Davis.
Rappelons que les gangs armés ,après avoir été fédérés , avec l’aide et l’appui de la Représentante du Secrétaire Général des Nations Unies, Madame Helen Lalime, risquent donc être officialisés comme entités politiques et acteurs politiques à la face des parents de leur milliers de victimes.
La Caricom , le Binuh et le régime PHTK se prépareraient à offrir au peuple haïtien le spectacle hideux de ces assassins et terroristes en vestons et cravates au local des Naùns Unies où dans un des hôtels à Port-au-Prince.
<ù!-- Rezo1 -->Ainsi donc les dernières déclarations de M. Dorcenat faisant à visage découvert la promotion de l’impunité dans les médias en Haïti tout en disant « constater la souffrance endurée par la population après le blocage de la route menant au terminal » , pourraient bien être aussi l’annonce de l’entrée en scène de la Caricom , l’autre main de cette communauté internationale emmenée et façonnée par le Core Group qui se propose d’imposer de manière déguisée un régime d’Apartheid en Haïti même au prix d’un génocide , en plein 21ème siècle.

