Une intervention musclée de la PNH pour disperser une manifestation anti-Ariel, sur l’autoroute de Delmas s’est soldée par la mort d’une jeune femme, ce lundi 10 octobre. Des témoins, pointent du doigt les agents du Corps d’Intervention et de Maintien d’Ordre (CIMO).
Pour une nouvelle fois, le pays s’est réveillé ce lundi, noyé dans une vague de protestations anti-Ariel. Il est reproché au locataire de la Primature son incapacité à assurer le bien être de la population, sans l’appui des blancs et sans leurs dictats. Le PM de facto est également accusé d’avoir précipité davantage le pays dans le chaos.
Plusieurs villes du pays. comme le Cap-Haïtien, Gonaïves, Jacmel, et Les Cayes étaient en effervescence en début de cette semaine. Une marrée humaine a rempli les rues de la commune de l’autoroute de Delmas ce lundi où des incidents majeurs ont été enregistrés.
Au passage, des manifestants en colère, ont pillé et vandalisé le bâtiment logeant la «Révélation Hôtel» à Delmas 33. Plusieurs objets ont été emportés, par les protestataires.
Une intervention des forces de l’ordre pour stopper les scènes de pillage a conduit à la mort d’une jeune demoiselle à Delmas 19, non loin du siège de l’Office National d’Assurance Vieillesse (ONA). Des manifestants présents pointent du doigt des agents de l’unité du Corps d’Intervention et du Maintien d’Ordre (CIMO).
Pour une nième semaine, les manifestants continuent de réclamer le départ d’Ariel Henry du pouvoir, et de contester la décision du chef de gouvernement de facto, Ariel Henry, «de doter le pays d’une force militaire étrangère».
Soulignons que, dans la deuxième ville du pays, au Cap-Haïtien, la presse locale a rapporté que les agents de police ont également tué une personne, et invectivé un journaliste qui assurait la couverture des mouvements de rue.
Odneson Midy

