Des agents de la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS) ont forcé Miss Lilie One et El Shaddai, deux bateaux impliqués dans le trafic d’armes et de munitions, à lever l’ancre. Une décision interprétée par la population comme un signe annonçant la fermeture définitive du port de Port-de-Paix.
Lundi 5 aout 2022 ((rezonodwes.com))–La majorité des rues du chef lieu du département du Nord’Ouest se sont réveillées, lundi, barricadées en signe de protestation à la décision de la justice de déplacer les navires Miss Lilie One et El Shaddai du port de Port-de-Paix. Selon la presse locale, la population dénonce la décision qui s’apparente à une démarche visant à procéder à la fermeture définitive du wharf, considéré comme l’unique pole économique de la zone.
Deux employés qui assuraient la sécurité des deux navires ont été arrêtés par les agents de la BLTS avant d’être relâchés un peu plus tard dans la nuit du dimanche. Il importe de souligner que le 1er juillet dernier, une importante cargaison d’armes et de munitions ont été saisies par la Police après des opérations de fouille. Plusieurs citoyens dont Jonas Georges et Fritz Jean-Rélus avaient été appréhendés et incarcérés.
Il s’ensuit un retourment de situation avec la décision du commissaire du gouvernement de la juridiction de Port-de-Paix de remettre en liberté Jonas Georges et Fritz Jean-Rélus.
Des révélations sur la libération douteuse des deux responsables de Miss Lilie One ont provoqué l’arrestation du chef du Parquet de Port-de-Paix, Michelet Virgile et du secrétaire de l’Ordre des avocats du Barreau de Port-au-Prince, Robinson Pierre-Louis.
Ce dernier est mis en cause pour trafic d’influence.
Hervé Noël
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