21 octobre 2026
Le discours provocateur du PM de facto, Ariel Henry, déclenche un nouveau  »Peyi Lock »
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Le discours provocateur du PM de facto, Ariel Henry, déclenche un nouveau  »Peyi Lock »

Quelques heures après l’adresse à la nation du premier ministre de facto Ariel Henry, annonçant des élections pour la fin de cette année et un ajustement du prix des produits pétroliers, ce lundi 12 septembre 2022, plusieurs villes du pays ont connu des heures de tension. Les citoyens ont investi les rues en vue de dénoncer la cherté de la vie, la rareté de carburant, la dévalorisation de la gourde, et réclamer le départ du chef de gouvernement Ariel Henry à la tête du pays. Jacmel, Cayes, Mirebalais, Jérémie, Carrefour, Montrouis, Petit-Goâve, Delmas, etc… réclament la tête du premier ministre.

Mardi 13 septembre 2022 ((rezonodwes.com))–

Après son séjour en Floride pour rencontrer des investisseurs, le chef de la Primature, Ariel Henry, est rentré au pays ce vendredi 9 septembre. Environ 48 heures après avoir parcouru le grand boulevard Toussaint Louverture, avec une vingtaine de cylindrées pour arriver à la Primature, le chef du gouvernement de facto Ariel Henry, s’est adressé à la nation, malgré les multiples mouvements de contestation émaillés de violence réclamant son départ à la tête du pays.

La mobilisation contre la cherté de la vie, la pénurie de carburant, la dépréciation de la gourde, et le départ d’Ariel Henry à la gestion des affaires du pays, est loin de connaître une fin. Ce lundi 12 septembre, le flambeau de la contestation populaire s’est rallumée une fois de plus. 

Dans la ville des Cayes, département Sud du pays, certaines rues sont barricadées avec des débris, de pneus enflammés, et autres paralysant la circulation du transport en commun, en vue de dénoncer la mauvaise gestion des autorités du pays.

Dans la ville de Jacmel, département du sud-est, la mobilisation contre l’ingérence des autorités gouvernementales, poursuit son chemin. Des citoyens ont entamé une nouvelle journée de protestation, ce lundi, contre l’indisponibilité des produits pétroliers dans les stations-services, l’insécurité, la rareté de l’électricité et réclamer du coup une réduction du prix des produits alimentaires. 

Les propos du premier ministre Ariel Henry, annonçant l’ajustement des prix des produits pétroliers, ont intensifié les mouvements de protestation dans le pays. Dans la commune de Carrefour, lundi matin, la tension a monté d’un cran. La circulation sur la route nationale numéro 2, entre Port-au-Prince et les autres départements dans le grand sud, sont restés au point mort. Les habitants réclament la disponibilité du carburant dans les pompes à essence et le départ d’Ariel Henry du pouvoir.

À Petit-Goâve, même constat. Ils n’ont pas baissé la garde. Les mouvements de protestation réclament la démission d’Ariel Henry du pouvoir. Des barricades de pneus enflammés sont installés sur la chaussée, rendant la circulation des véhicules difficiles sur la route nationale numéro 2.

Dans la cité des poètes, à Jérémie, la situation n’est pas différente. Des citoyens de la ville ont investi les rues, pour protester contre l’insécurité, la flambée du prix des produits alimentaires, et la rareté des produits pétroliers dans les stations-services.

Le pays est embrasé par une contestation populaire. À Mirebalais, la mobilisation contre la montée accélérée du prix des produits alimentaires, la rareté des produits pétroliers, l’insécurité généralisée programmée, et l’absence de l’électricité poursuit également sa route.

Ce mardi, la situation s’est empirée. La route nationale numéro 1 est coupée en différents points. Que ce soit dans la région métropolitaine, à Canaan, Arcahaie et Saiint-Marc, les revendications sont les mêmes. Le pouvoir de facto, qui a jeté de l’huile sur le feu de la mobilisation populaire, doit faire ses valises.

Odneson Midy

crédit photo : Cayes Infos

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