27 octobre 2026
Pandémie : un nouveau sous-variant Omicron soulève des interrogations dans le monde scientifique
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Pandémie : un nouveau sous-variant Omicron soulève des interrogations dans le monde scientifique

Samedi 22 janvier 2022 ((rezonodwes.com))– Apparu il y a quelques semaines, un sous-variant d’Omicron soulève des interrogations dans les rangs des scientifiques qui le suivent désormais de très près afin d’en savoir plus sur ses caractéristiques et ses éventuelles conséquences sur la pandémie.

Comme le variant Delta avant lui, le variant Omicron, en se répliquant, a généré des « petits frères », des sous-lignages qui comportent une ou deux mutations par rapport au génome d’origine.

En particulier, le lignage BA.2, quasi-hégémonique au Danemark est classé comme préoccupant et attire l’attention.

«Ce qui nous a surpris, c’est la rapidité avec laquelle ce sous-variant, qui a beaucoup circulé en Asie, s’est installé au Danemark», déclare à l’AFP l’épidémiologiste Antoine Flahault.

Les scientifiques cherchent à savoir si ce sous-variant possède des caractéristiques différentes de BA.1, la souche originelle, en termes de contagiosité, d’échappement immunitaire ou de sévérité, a noté vendredi l’agence Santé publique France.

Prudents, les scientifiques ne semblent pas pour autant alarmistes.

«On a pour le moment l’impression qu’il est d’une sévérité comparable à Omicron, mais de nombreuses questions sont encore sur la table», ajoute le directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève.

Il invite à «mettre en place des techniques de criblage pour bien détecter» BA.2 et «voir rapidement quelles sont ses propriétés».

«Des observations très précoces en Inde et au Danemark suggèrent qu’il n’y a pas de différence majeure de gravité par rapport à BA.1», a également tweeté Tom Peacock, virologue à l’Imperial College de Londres.

Selon lui, les mutations observées ne devraient pas non plus remettre en cause l’efficacité des vaccins.

«Même avec une transmissibilité légèrement plus élevée» que la version classique d’Omicron, il ne s’attend absolument pas à un changement équivalent à celui qui s’est produit quand ce dernier variant a supplanté Delta.

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, a lui aussi estimé jeudi que BA.2 ne «change pas la donne» à ce stade, tout en se gardant d’un jugement définitif.

«Il y a des variants assez régulièrement», a-t-il rappelé lors d’une conférence de presse avec le premier ministre Jean Castex. «Pour ce que nous savons pour l’instant, il correspond peu ou prou aux caractéristiques que nous connaissons d’Omicron».

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