Mardi 14 décembre 2021 ((rezonodwes.com))–
Les ministres des Affaires étrangères des 27 Etats membres de l’UE, réunis à Bruxelles, ont validé comme attendu lundi des mesures restrictives à l’encontre du groupe Wagner, ainsi que 8 personnes et 3 entités qui y sont liées.
Parmi les 3 personnes visées figure le fondateur du groupe Wagner, Dimitriy Utkin (ou Outkine), ancien officier du renseignement militaire russe (GRU).
Wagner soutient depuis des années les séparatistes pro-russes dans l’est du pays. Le Kremlin conteste être le réel commanditaire de ce groupe privé paramilitaire, ou s’en servir sur le plan géopolitique, mais les observateurs de la politique internationale ne sont pas dupes.
Sous le même régime de sanctions pour déstabilisation de l’Ukraine, les Russes Denis Kharitonov et Sergey Shcherbakov sont ajoutés à la liste des individus concernés par des mesures restrictives. Tous deux sont des mercenaires de Wagner ayant combattu dans le Donbass, affirme le Conseil.
Parmi les autres personnes sanctionnées lundi pour leurs actions avec Wagner figure justement un commandant du groupe actif en Libye, Aleksandr Sergeevich Kuznetsov, et un ancien membre des services russes de sécurité de l’État (FSB) devenu figure clé de Wagner et conseiller pour la sécurité auprès du président de la République centrafricaine, Valery Zakharov.
Les autres entités et personnes visées ont pour terrain de jeu la Syrie (Andrey Troshev, Andrey Bogatov, Stanislav Dychko, et les sociétés pétrolières et gazières russes Velada, Mercury et Evro Polis).
Ce groupe russe de mercenaires est entre autres présent en Afrique, où il est accusé de violations des droits de l’homme, par exemple en République centrafricaine.
Les mesures restrictives européennes consistent en une interdiction d’entrée dans l’UE (pour les individus), un gel des avoirs détenus dans l’UE, ainsi qu’une interdiction de financements depuis l’UE.
« Le Groupe Wagner a recruté, entrainé et envoyé des agents militaires privés dans des zones de conflit à travers le monde, pour nourrir la violence, piller les ressources naturelles et intimider les civils en violation du droit international, y compris les droits humains », communique le Conseil. Le but des sanctions est de mitiger ou couper court aux activités « subversives » du groupe.

