28 octobre 2026
Heidi Fortuné : Manifeste pour la Souveraineté de la Patrie et la Dignité du Peuple Haïtien
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Heidi Fortuné : Manifeste pour la Souveraineté de la Patrie et la Dignité du Peuple Haïtien

MANIFESTE POUR LA SOUVERAINETÉ DE LA PATRIE ET LA DIGNITÉ DU PEUPLE HAÏTIEN

  1. (I) Le constat de la trahison : l’effondrement de l’État de facto

Moi, Heidi FORTUNÉ, fils d’Haïti par le sang, digne descendant du premier peuple noir libre et fier de mes origines africaines, face à l’abîme où l’on tente d’engloutir ma nation, je brise le silence pour acter la faillite absolue de l’actuel gouvernement de transition dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Ce pouvoir illégitime n’est, à mes yeux, que la continuité d’une longue entreprise d’incompétence et de déshonneur.

Sous cette administration, la déliquescence de l’État a atteint son paroxysme. Je dénonce avec la plus grande fermeté :

  • La complicité structurelle et les combines infâmes entre les autorités politiques, des éléments corrompus de la force publique et les gangs armés qui séquestrent nos villes.
  • Le détournement éhonté des ressources de l’État, utilisées sans vergogne par le Premier ministre pour financer sa propre structure politique, asphyxiant le pluralisme et rendant impossible l’organisation d’élections crédibles, transparentes et inclusives.
  • La honte internationale d’une gouvernance incapable de garantir le droit le plus élémentaire de sa population : la vie.
  1. (II) L’agonie du système judiciaire : une justice sous tutelle et corrompue

Au cœur de cet effondrement étatique se trouve la situation exécrable de notre appareil judiciaire, transformé en un marché public où les droits des plus faibles sont vendus au plus offrant. Je dénonce la corruption endémique des juges et l’irresponsabilité révoltante des responsables du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ). Le CSPJ, censé être le garant de l’intégrité de la magistrature, est devenu le complice passif, voire actif, de l’impunité.

Cette faillite morale est aggravée par un constat cinglant : l’ensemble des réformes et des programmes en rapport avec la justice haïtienne sont entièrement créés, dictés et financés par le Blanc. Cette dépendance financière et idéologique a totalement vidé notre justice de sa souveraineté, la rendant captive des agendas étrangers.

Pour couronner cette infamie, je pointe du doigt le cafouillage généralisé, la suspicion légitime et le travail éminemment douteux de la Commission de certification des magistrats. Loin de « nettoyer les écuries d’Augias », ce processus est biaisé par des règlements de comptes politiques et des protections suspectes, laissant en fonction des juges corrompus tout en écartant ceux qui refusent de plier. Une parodie de justice au service du chaos.

  1. (III) Le calvaire du peuple : une crise humanitaire programmée

Derrière les chiffres et les rapports, il y a la chair de notre peuple. La jeunesse haïtienne est sacrifiée, privée d’écoles, d’avenir et livrée à la violence. Des centaines de milliers de déplacés internes s’entassent dans le dénuement le plus total, chassés de leurs maisons par la terreur.

Ce peuple doux, accueillant et profondément digne subit un calvaire sans nom, abandonné par ceux qui prétendent le gouverner. C’est le désarroi d’une nation entière, rejetée et oubliée par le monde, alors qu’elle a tant donné à l’histoire de l’humanité.

  1. (IV) L’acte d’accusation de l’ingérence étrangère : les pompiers-pyromanes

Les déboires d’Haïti ne sont pas le fruit du hasard. Ils sont le résultat direct d’une mainmise géopolitique criminelle.

  • Je condamne formellement le «Core Group» — en particulier les États-Unis d’Amérique, la France et le Canada — pour leur ingérence permanente, leur diplomatie de tutelle et leur responsabilité historique et actuelle dans le chaos haïtien.
  • Je condamne (l’action abusive) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), dont les conseils absurdes et destructeurs ont poussé, sous l’administration de feu Jovenel Moïse, à l’unification des gangs, institutionnalisant ainsi le crime organisé.

Ces puissances impérialistes précitées appliquent la politique du cynisme : hier, elles pillaient nos mines, nos terres et nos richesses ; aujourd’hui, elles nous tournent le dos dans le malheur en prétendant observer une crise qu’elles ont elles-mêmes alimentée.

  1. (V) La mémoire de 1804 et le refus de la tutelle (face à la désuétude de l’ONU)

Une question demeure : pourquoi cet acharnement ? Pourquoi refusent-ils de laisser notre pays en paix ? La réponse est gravée dans notre sang. On veut faire payer à Haïti son audace historique. On nous fait payer, encore et toujours, notre indépendance chèrement acquise sur le champ de bataille en terrassant les troupes colonialistes esclavagistes de Napoléon Bonaparte.

À ces faux alliés, je dis aujourd’hui avec clarté : votre amitié est un poison. Vous n’avez jamais été les amis du peuple haïtien (ni ceux de l’Afrique noire dont nous sommes les fiers descendants). Vous êtes les artisans de notre étouffement.

  1. (VI) Les exigences du peuple souverain : Pliez bagages !

La coupe est pleine. Ma résistance citoyenne n’attend plus rien de la communauté internationale ni de ses valets locaux. J’exige :

  1. Le départ immédiat de toutes les forces d’occupation psychologique, politique et militaire.
  2. Le démantèlement de la tutelle diplomatique et judiciaire : pliez bagages, fermez vos ambassades, nous n’avons pas besoin de votre charité pour faire régner la justice et pour survivre.
  3. La restitution de notre pleine souveraineté pour que les Haïtiens, et eux seuls, reconstruisent leur appareil de sécurité, leur justice et leurs institutions.

Que la malédiction de l’histoire s’abatte sur ceux qui s’acharnent sur ce peuple. Peu importe l’intensité de la douleur que vous nous infligez, peu importe le temps que durera cette nuit sombre, sachez, colons d’hier et d’aujourd’hui, que la conscience haïtienne est debout.

Pour les enfants de Dessalines et de Sanite Bélair, il n’y aura aucun retour en arrière.

Liberté ou la Mort ! Vive Haïti souveraine !

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