L’absence de la juge Denise Papillon a porté les deux autres membres de la composition du tribunal (les juges Durin Duret et Jacques Dufresne) à renvoyer à la huitaine, l’audience spéciale en habeas corpus contre l‘ordonnance du doyen Bernard Saint-Vil, évoquant l’incompétence du tribunal.
Lundi 29 novembre 2021 ((rezonodwes.com))–
Stratégie, stratagème ou confirmation d’une justice malade au dernier degré. Le dossier du policier Adelson Gros Negres arrêté illégalement, selon ses avocats, en mars dernier, traine encore au Palais de justice de Port-au-Prince.
Un des trois juges de la Cour d’Appel, Denise Papillon, devant siéger lundi matin, a été annoncée malade. La composition du tribunal étant constatée incomplète, les deux autres juges Durin Duret et Jacques Dufresne, ont programmé la séance à la huitaine. Me Arnel Rémy, avocat de l’ancien policier, déclare n’entendre pas renoncer et envisager d’aller jusqu’au bout du dossier.
Entre-temps, le séjour de l’ancien syndicaliste se poursuit dans des cachots répugnants du Pénitencier national. Ses droits sont systématiquement violés et ses proches sont confrontés à des difficultés pour lui rendre visite et le supporter moralement.
L’ancien porte-parole du Syndicat de la Police nationale d’Haïti (PNH), figure comme l’ex-député Arnel Bélizaire, Pierre Killick Sémélus, Joanel Paul sur la liste des personnalités jetées en prison par le régime du PHTK, selon des organisations de défense des droits humains.
Hervé Noel

