26 octobre 2026
Crise sociopolitique : rencontre entre les chefs des trois pouvoirs sous le signe de divergences
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Crise sociopolitique : rencontre entre les chefs des trois pouvoirs sous le signe de divergences

Le président du tiers du Sénat, Joseph Lambert, désapprouve l’organisation du référendum constitutionnel de Jovenel Moïse. Dans le même temps, aucune perspective pour la prestation des conseillers électoraux devant la Cour de Cassation ne se dessine

Mardi 20 avril 2021 ((rezonodwes.com))– La rencontre entre les chefs des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif tenue, dans l’après midi du lundi 19 avril, au Palais national n’a pas permis de debroussailler l’horizon.

Autant que les irritants ne soient dégagés, autant que la crise s’aggrave. Le mandat de Jovenel Moïse, selon les prescrits constitutionnels, est arrivé à terme depuis le 7 février dernier. Le locataire du Palais national, fragilisé par un statut de  »de facto »  devra peiner pour réussir à dégager un consensus sur la réalisation des élections générales, selon des observateurs.

Le président de la Cour de Cassation, René Sylvestre, passif face aux dérives de l’Exécutif, ne s’est toujours pas positionné sur la nomination illégale des trois juges et la prestation de serment des membres du Conseil électoral provisoire (CEP). Il en est de même pour le sénateur du Sud’Est, Joseph Lambert, aux commandes d’un Sénat dysfonctionnel rêvant d’imposer ses quatre volontés à la nation.

Au Palais national, les trois dirigeants se sont regardés en chien de faïence. Avec l’idée en tête qu’aucune solution à la crise n’est pour demain, Jovenel Moïse, René Sylvestre et Joseph Lambert savent pertinemment bien que l’échange dans lequel ils se sont engagés ne se limitait qu’au périmètre de la salle de discussion.

À propos de l’agenda de la rencontre et des suivis à en donner, une source du Palais contacté par Rezo Nòdwès s’est gardée de réagir. 

Dans l’intervalle, sur sa page Facebook, Jovenel Moïse, au terme de la séance, a résumé le motif de la tenue des échanges.

 »J’ai eu le plaisir de recevoir les Présidents du Sénat et de la Cour de Cassation pour discuter de la conjoncture sociopolitique et économique. Je reste ouvert au dialogue sans lequel on ne parviendra jamais à résoudre cette crise qui mine le pays depuis 1986″, a-t-il écrit.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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