Mardi 19 janvier 2021 ((rezonodwes.com))–
Le bruit est là, tout juste à côté des nuits ensoleillées dans chaque gorge parlant d’Haïti. C’est un bruit sombre, qui nage dans le silence des mains qui s’exilent. Il y a aussi un soleil. Mais, le soleil est à genoux dans les portes de menaces et de fièvres provisoires… Douleurs en répétion !
Mesdames et messieurs, bienvenus à la présentation des larmes quotidiennes et des âmes en crise. Toutefois, aucun honneur ! Il y a des plaies qui circulent ouvertement dans les regards citoyens comme la jobologie en pierres bibliques.
Dès lors, chaque carrefour est en rhume sèche, chaque journée parle de son deuil en forme d’ombre, chaque bonjour est piclisé d’adieu invisible. Seulement, malgré tout, l’existence est là mais, la vie est en marche au trépas précoce. Nous, haïtiens, sommes moribonds des cimetières de bonne volonté. Toute vie haïtienne est morte à l’esprit persécuté. Chaque haïtien, hélas, est un mort qui, même au cercueil, réclame sa paix : Le désir de bien reposer est encore passion imaginaire.
Nous sommes là, pas trop loin des ambianceurs gouvernementaux qui piafent sur les corps de nos familles affamées, perdues, criblées… C’est une fête qui offre le vin rouge dans les rues étranglées avec des invités de la jeunocratrie et des mercenaires nativement expérimentés.
Haïti est là, mais, l’haïtien est détruit, l’haïtiannité est en fuite et la fête continue aux cimetières comme un rire légitime des tueurs politiquement politisés. Entre temps, même les défenseurs des droits de l’homme ont peur de la justice ; et la justice quant à elle réclame justice. Voilà, c’est un désordre territorialement exposé, peut-être, difficile à accepter mais, sa présence est une histoire de gâchette en alerte quotidiennement fâchée.
Cependant, les marchands ambulants observent les dégâts qu’ils ont mis à jour. Ils sont tous des dommageurs talentueux, ils possèdent une fierté cinique et un discours de blessures : Aucune élégance ! Rêves piétinés entre les parodies des cauchemars et la comédie de l’opposition politique en avortement personnel.
De toute façon, la politique haïtienne est une plaie en décomposition : L’opposition trébuche dans les assiettes d’un gouvernement mal armé, faminé en vertus, déguisé en bêtises légales et putridement inférieur à zéro. C’est un gouvernement de chasse à l’honnêteté et une opposition en chasteté de politique pour la cité. Double honte !
Malheureusement, l’histoire continue en situation de tête-cassée. Le pays est mal gouverné : Insouciance imposée. Et les rues pleurent de plaies. En effet, le danger social est un piège protégé, tout est sang en île dans le lit des nuits sans lunes. Haïti est plus remarqué que remarquable. Encore douleurs !
Et voilà, la présentation est politiquement étouffée, et c’est un apostrophe de drôlerie argumentative, une audience de méchanceté, un calcul visant l’appauvrissement d’un peuple déjà en péril. Il y a, alors, un accent d’incompréhension légale qui s’expose en majorité : lois en crise, justice en décret, pays des pendus. En voilà les marchands qui exacerbent leur économie produisant enterrements et chagrins permanents.
Malgré tout, l’espoir est là. Mais, il y a un vide d’hommes et de femmes qui veulent s’offrir à la politique à fin d’obtenir un changement graduel matérialisant le bien-vivre. Disons, sans la bonne implication des patriotes conscients, la santé citoyenne du pays passera toute sa vie à l’hôpital des maux – que cela soit pris pour dit – et aux louanges des actions audacieuses des outsiders sans vergogne.
En effet, il faut savoir que l’habilité politique demande une passion pour la gestion des affaires, ce n’est pas la passion d’un tout-faire à l’oppression moderne de l’administration publique, c’est plutôt l’art de combiner les moyens à fin d’éviter le fatalisme. Toutefois, la passion exigée n’est pas vide de raison. C’est la passion de servir rationnellement.
Peut-être, cela ressemblerait à la raison patriotique qui croit, alors, dans la mobilisation consciente et plurielle des méthodes visant la construction d’une Nation en toute éthique. Nonobstant, construire est un processus élégant et un mécanisme de suivis fondamentaux. C’est-à-dire, l’objectif national ne doit pas disparaître à cause d’un changement de gouvernement puisque la Nation est une pour tous peu importe le temps.
Cependant, aucun marchand ambulant désire rejeter sa vie de nomade ! Alors, les politiques ambulants font la même chose : À la recherche de clients, et que le clientélisme soit opportunité pour détruire les non-clients ou partageurs de l’espace. Tout politique ambulant est un ambianceur qui veut seulement s’occuper de la cueillette du quotidien d’un peuple sans le donner (faire jouir) l’ambiance du pourquoi de son vote. À quand la fin des ambianceurs ?
Céïde Alexis Joanel Kaki.02/01/2021.

