Samedi 5 décembre 2020 ((rezonodwes.com))– Après avoir exercé son mandat en évitant soigneusement de mettre en oeuvre une politique publique du numérique, le Président Jovenel Moïse se réveille brusquement de sa torpeur pour déclarer que « Nous ne pouvons parler de développement aujourd’hui en excluant le numérique ».
Jovenel Moise, qui intervenait jeudi en marge d’un forum sur la transformation numérique des services publics tenu au Centre de Convention de la Banque de la République d’Haïti (BRH), a enfoncé le clou en affirmant qu’il n’y aura pas de bonne gouvernance en absence d’institutions publiques performantes.
Jovenel Moise ne s’est pourtant pas posé la question sur la finalité de ses précédentes actions.
En effet, pour un Président qui ne cesse de vanter ses prétendues réalisations, entreprises durant ces dernières années pour faire progresser le pays sur le chemin du développement, on peut se demander finalement à quoi rimaient toutes ses gesticulations.
Le Chef de l’État n’en a cure. Il a préféré réciter les formules toutes faites. »L’accès au service public ne devait pas être un privilège mais un devoir », a lancé le Président, avant d’ajouter que la transformation numérique des services publics réduira les dépenses en articles de bureaux et permettra de canaliser les investissements vers les ressources humaines. Un discours abracadabrant délivré juste pour satisfaire les bailleurs étrangers qui lui accordent prêts et dons à profusion en dépit du caractère autoritaire de son régime.
Rappelons que la Banque interaméricaine de développement (BID) a approuvé un don de 55 millions de dollars américains pour financer un projet destiné à renforcer la gestion publique et à améliorer la fourniture de services en Haïti.
Le projet devrait contribuer, entre autres, à améliorer la qualité des dépenses en renforçant les systèmes informatiques de gestion des ressources humaines et des salaires et la mise en place d’un registre biométrique pour améliorer le contrôle de la gestion du personnel.

