Il faut « adopter des mesures urgentes » Jovenel Moise
Le président de la République a attendu quelque 18 heures après, pour envoyer ses sympathies aux parents des victimes alors que le 13 janvier dernier, de façon très intéressée pour gouverner par décret l’un des pays les plus pauvres et misérables de la planète, n’a attendu que seulement les Douze coups de minuit pour déclarer avoir « constaté la caducité du parlement ».

Samedi 15 février 2020 ((rezonodwes.com))–« Je suis profondément ému par la mort d’une dizaine d’enfants, suite à l’incendie déclaré hier soir [NDLR : jeudi vers 21 h] dans les locaux de l’orphelinat Compréhension de la Bible, situé à Fermathe » a tweeté le président Jovenel Moise, soit environ 18 heures après cette tragédie qui a enlevé la vie à une quinzaine de personnes dont des bébés et de jeunes adolescents âgés entre 10 et 11 ans.
Le président qui allait apprendre, probablement, de la directrice du Bien-être social que cet orphelinat fonctionne illégalement depuis 2013, sous le régime Tèt Kale-PHTK I, a « enjoint les autorités compétentes à adopter des mesures urgentes pour établir les causes de ce drame« .
Cependant, une des mesures urgentes qui pourrait éviter la disparition sous les flammes de ces pauvres âmes séparées malencontreusement de leurs parents biologiques, ont critiqué des internautes au bas du tweet du président, serait l’établissement d’un service d’incendie rapide adéquat et doté de véritables moyens capables de circonscrire un incendie destructeur de vies et de biens. Un correspondant de presse internationale a noté la présence des sapeurs-pompiers sur les lieux du sinistre quelque plus de 90 minutes après la déclaration rageuse de l’incendie.
Il convient de souligner que les autorités ont sauté à pied joints sur ce drame pour ne pas à entraver le « bon » déroulement des festivités pré-carnavalesques alors qu’une période de deuil national devrait être en principe décrétée à la mémoire de ces petits qui ont été marginalisés et négligés par les lois haïtiennes depuis tantôt 7 années.
Soulignons également que « l’enquête » pour essayer de remonter à l’origine de l’incendie ayant ravagé les locaux de radio Kiskeya en décembre 2018, « se poursuit » plus d’un an plus tard.

