Jeudi 21 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Depuis trois mois, le pays fait face à une crise multidimensionnelle sans précédents. Le commerce, le transport, les institutions fonctionnent au ralenti. Les activités scolaires n’ont toujours pas repris.
Partout sur le territoire, la population est en proie à des actes de violence, en plus de la situation économique qui se dégrade. Vulnérables, les enfants sont les grands perdants de cette situation.
À l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant, célébrée chaque 20 novembre, Òganizasyon Zanmi Ti Moun Fwontyè (OZTF) lance un cri d’alarme afin que le sort des enfants haïtiens soit pris en compte.
Exclusion, pauvreté, violence, insécurité alimentaire et physique sont quelques-uns parmi les nombreux maux auxquels les enfants haïtiens font face. Certains errent à travers les rues pour mendier, ou sont livrés à la délinquance, d’autres, pas moins de 207 mille, végètent sous le joug de la domesticité (2016). Le loisir, les soins de santé, même la nourriture pour la plupart sont un luxe.
Droit à la santé, à l’éducation, à un logement décent, entre autres, sont donc bafoués en dépit du fait qu’Haïti ait signé la Convention relative aux droits de l’enfant en 1994, constate OZTF.
Cette situation devient encore plus préoccupante lorsque l’on constate les activités académiques n’ont toujours pas repris sur le territoire national. L’éducation, ce facteur qui peut aider les enfants à sortir de la pauvreté, est négligée en Haïti par les autorités.
En tant qu’organisation de défense des droits de l’enfant, l’OZTF est indignée. Elle profite de cette journée mondiale de l’enfance pour dénoncer ces dérives.
Tout d’abord, l’organisation appelle les acteurs politiques à trouver une solution pacifique à la crise qui ronge le pays.
Ce qui permettra la réouverture des classes. Ensuite, elle invite les autorités gouvernementales à agir de sorte que les droits fondamentaux des enfants soient respectés. OZTF demande également aux organisations de droits humains de continuer à élever la voix pour forcer l’État haïtien à assumer ses responsabilités.
Fait à Port-au-Prince le 19 novembre 2019
Pour authentification :
ROSEKESNA SEIDE COORDONNATRICE de l’OZTF
Téléphone : 36793767

