Vendredi 15 novembre 2019 ((rezonodwes.com))– Dès son entrée en fonction, la présidente auto-proclamée de la Bolivie, Jeanine Añez, s’est révélée comme une dirigeante anti-Evo et ne s’est pas faite prier pour annoncer une chasse contre certains de ses partisans.
Añez a prévenu les responsables du parti de l’ex-président que celui-ci n’aura pas l’autorisation de participer aux prochaines élections qu’elle aura bientôt à organiser dans le pays.
« Le MAS a le droit de participer aux élections générales mais ils doivent commencer à chercher un autre candidat », a lancé Jeanine Añez.
« Evo Morales ne peut pas briguer un 4e mandat. C’est pour cette raison qu’autant de Boliviens ont manifesté dans les rues », a-t-elle ajouté.
Añez a même fait montre de son sentiment discriminatoire contre les indigènes, représentant pourtant plus de 50% de la population. Aucun des 11 ministres nommés par Jeanine Añez n’est issu des populations indigènes.
La présidente autoproclamée a ainsi rompu la tradition qui veut que le ministre des Affaires extérieures soit issu de cette ethnie, alors que le deuxième drapeau du pays, le wiphala indigène multicolore, a été décroché de plusieurs bâtiments officiels.

