Le président de la Chambre des Députés de la Roumanie est condamné à 3 ans et 6 mois de prison pour des affaires d’emplois fictifs.
Sauf en Haïti, un « shithole« , où le nom d’un président de la République figuré 69 fois dans un rapport d’enquête sur une grave corruption, de détournement de fond et d’usurpation de titre, pense encore pouvoir dicter ses quatre volontés à une Nation cherchant courageusement à divorcer avec les vieilles pratiques d’autrefois…
En Roumanie, accusé de clientélisme et d’incompétence, le gouvernement de Viorica Dancila a été renversé le 10 octobre par un vote de l’opposition au Parlement.
Mardi 15 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– En Roumanie, le Président Klaus Iohannis compte désigner un Premier ministre mardi ou mercredi 16 octobre. Candidat à sa succession à la présidentielle qui se tiendra dans un mois, il choisira selon toutes probabilités Ludovic Orban le chef des Libéraux, son parti politique, rapporte Vatican News.
Accusé de clientélisme et d’incompétence, le gouvernement de Mme Viorica Dancila a été renversé le 10 octobre par un vote de l’opposition au Parlement. Les libéraux devront maintenant former une nouvelle majorité. Sa première tâche s’annonce ardue : rédiger un budget 2020 sur fonds d’explosion des dépenses publiques.
A fortiori, parce que cette formation, le PNL dans l’opposition depuis trois ans, vient de faire tomber le gouvernement social démocrate. Vendredi dernier, une motion de défiance, déposée par leurs soins, contre l’exécutif de Viorica Dancila a été adoptée à 238 voix sur 465. Un coup de grâce pour les sociaux démocrates du PSD.
Arrivés en fanfare au pouvoir en 2016, avec 46% des voix, ils ont subi un progressif recul électoral jusqu’aux élections européennes de mai dernier où ils ont obtenu 22% des voix. Ce jour-là un référendum populaire organisé par l’opposition mettait également en échec leur ambition de réformer le système judiciaire ; une refonte vivement décriée par Bruxelles et par les Roumains dans la rue. Selon ses détracteurs, elle visait à blanchir les membres du PSD accusés de corruption.
Depuis les accusations de corruption et de clientélisme se sont multipliées. Hasard de calendrier, avant l’été, la justice a condamné à trois ans et demi de prison Liviu Dragnea, l’homme fort de la gauche et président du PSD et de la chambre des députés, pour des affaires d’emplois fictifs.
