Par une décision historique, le Congrès des Députés a ratifié, le 13 septembre 2018 la proposition du Gouvernement d’exhumer les restes de l’homme qui gouverna le pays avec une main de fer entre 1939 (fin de la Guerre Civile, commencée en 1936) et 1975, l’année de son décès.
Le Premier-ministre Sánchez s’était fait une priorité de mener à bien ce transfert afin que la « Valle de los Caidos » ne soit plus un lieu d’exaltation de la dictature franquiste (1939-1975). Ainsi, les dictateurs, les pseudos-dictateurs et les apprentis sorciers finissent toujours par subir le revers de la médaille avec leur cadavre devenu encombrant tout comme leur présence de leur vivant à la tête de la plus haute magistrature de leur pays. L’histoire est une séquence linéaire et ininterrompue…
Lundi 21 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Le Gouvernement espagnol a annoncé lundi que, jeudi prochain, il sera procédé à l’exhumation des restes du dictateur Francisco Franco qui se trouvent en ce moment à l’intérieur du monumental mausolée du « Valle de los Caidos » afin de les inhumer postérieurement dans un cimetière plus discret.
Dans un communiqué, l’Exécutif en fonction du social-démocrate Pedro Sánchez a confirmé que le cadavre de Franco sera transféré ce jour-là au cimetière de Mingorrubio, dans le quartier madrilène d’El Pardo, où il sera enterré aux côtés de son épouse.
« Tant l’exhumation que la mise en terre se feront en présence de sa famille et dans l’intimité », précise le communiqué publié par le Palais de la Moncloa (siège de la présidence espagnole).
Le Gouvernement y explique également que, dès le début, il a soutenu que « les restes du dictateur ne pouvaient pas continuer à reposer dans un mausolée public qui exalte sa personnalité et sa fonction, ce qui est expressément interdit par la Loi sur la Mémoire Historique« .
Soulignons que depuis son décès survenu en 1975, la dépouille de Franco se trouvait dans la basilique du « Valle de los Caidos », un énorme mausolée édifié au nord de Madrid entre 1940 et 1958 grâce, en grande partie, au travail forcé des prisonniers de guerre républicains ainsi que des prisonniers politiques de son régime.

