15 septembre 2026
Diversion échouée : l’ingénieur Moïse a tenté, en vain, de déplacer le débat !
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Diversion échouée : l’ingénieur Moïse a tenté, en vain, de déplacer le débat !

Mardi 15 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– Aujourd’hui, les desiderata populaires sur toutes les lèvres, exposés sans détour et avec clarté, dans tous les coins, au sein de toutes les familles et toutes les institutions, au terroir et à la diaspora, sont unanimes. En raison de son incompétence, sa cupidité, ses gabegies financières, ses génocides et ses crimes de lèse-patrie, l’ingénieur Jovenel Moïse doit laisser la Maison Blanche Haïtienne.

Pour faire durer le plaisir douloureux, l’ancien président a sorti dans son ingratitude et son indifférence, dans une nième maladresse à la nation, sa toute dernière, une carte de système prédateur, comme élément de blocage à ses promesses fallacieuses. Cette échappatoire pour se blanchir en accusant des anciens patrons à qui le mauvais Moïse aurait enlevé des contrats juteux, dans l’intérêt collectif, est un millième mensonge. Ce système, à qui l’expert en plantation de bananes veut faire porter les sept péchés capitaux, lui a permis de remporter les élections présidentielles de 2016, frauduleusement. Sa femme, ses copains et ses patrons en ont fait leur beurre à travers un ensemble de contrats signés en dehors des normes démocratiques de passation de marchés publics.

Monsieur le président, arrêtez votre jeu de sale traître ; vous n’êtes pas une victime du système. Vous en êtes un bourreau et un responsable, un véritable receleur. Vous donnez du biberon aux bandits, aux criminels et aux dilapidateurs qui se sont enrichis déloyalement dans ce système que vous prétendez dénoncer. Vous mangez dans les mêmes assiettes, chantez dans les mêmes micros, buvez dans les mêmes verres que les bandits recherchés par la police. Votre petit jeu exposant une innocence fallacieuse ne passera pas.

Lisez et relisez le rapport de la Cour des Comptes sur les dilapidations des fonds Petrocaribe ; feuilletez le contrat entre l’Etat Haïtien et la firme Dermalog ; jetez un coup d’œil sur les fonds des dollars cinquante de la diaspora ; fouillez dans les financements et partenariats de la Banque Centrale ; regardez dans votre sillage, vous verrez que votre nom, celui de vos compagnies, de votre femme et de vos copains s’imposent, en caractère gras, dans toutes les gabegies financières du pays.

La faute au système, c’est faux et archi-faux
Des discours accusateurs tenus par des privilégiés et des bénéficiaires au sommet – qui ne peuvent plus mentir, bluffer et usurper, dans des postures et des impostures infâmes – visent à mettre les fardeaux sur le dos d’un « soi-disant » système. C’est vrai nous sommes des voleurs et des dilapidateurs, mais c’est à cause du système ; c’est vrai que nous sommes des arrogants, des incompétents et des bandits, mais ce n’est pas de notre faute, c’est à cause du système ; ce sont entre les lignes, les synthèses à dresser des discours erronés et illogiques entretenus par les hommes d’Etat corrompus de ce régime politique infâme. Raisonnements totalement absurdes, ce sont des sophismes et des paralogismes qui ont pour mobile de semer la pagaille et d’envoyer la balle dans un autre camp et d’innocenter les petrovoleurs. C’est faux et archi-faux, le système n’est jamais la cause des actions malhonnêtes, déloyales et illicites des dirigeants.

Deux raisons soutiennent la lumière et la vérité sur ce sujet. D’une part, il est écrit en lettres imposantes, dans tous les textes de lois du pays et dans toutes les conventions internationales que nous avons signées et endossées, que les vols, les viols, les usurpations, les corruptions et les malversations sont bannies, avec véhémence, par la loi. Donc, le système n’invite pas au vol et à l’enrichissement illicite d’un petit clic au détriment de toute une population dépourvue du minimum vital. Le vol est hautement puni par la législation haïtienne. C’est ce que nous informe le système. D’une autre part, l’éthique, la morale, le respect des vies et des biens sont des plaidoiries supportées par tous les textes de lois du pays et par notre constitution. Donc, le système n’encourage guère la corruption, les contrats déloyaux, les injustices, les banalités, l’impudicité, le banditisme, le matraquage. Assez d’envoyer la balle dans le camp du système que vous voulez faire endosser vos gabegies et vos malversations !

C’est vrai que ce sont actuellement des exceptions sous ce régime politique amateur et dilapidateur ; mais au terroir et à la diaspora, il existe des cadres, des ministres, des députés, des sénateurs, des professionnels, des écrivains et des professeurs qui ne sont pas impliqués dans les malversations et dans l’argent sale. Il y a des gens honnêtes qui ouvrent et ferment, au vu, au su et à l’insu de superviseurs, des coffres et des tiroirs contenant des billets rouges et des billets verts ; pourtant ils ne sont pas tentés de remplir leurs propres poches. C’est juste une question de principe. Ces personnalités, que nous rêvons voir se multiplier dans les haut-postes décisionnels de notre nation, font de la morale, de l’éthique, des valeurs divines et du respect des biens publics, leur principale boussole. Avant même de se référer aux textes de lois qui vont exactement dans le même sens, quand délibérément vous alimentez les malversations, vous volez, violez, mentez, usurpez, nagez, dormez, accueillez, et partagez le même lit avec la corruption et le banditisme, cela n’a rien à voir avec un système. Vous êtes tout simplement des personnages honteux et indignes, des accidents de l’histoire que le peuple haïtien ne peut tâcher de réitérer.

Des corrections nécessaires à apporter au système pendant et après la transition
Des faiblesses du système ; certes, elles sont légions. Et la nouvelle équipe digne et compétente devra s’atteler à résorber les blocages afin de dégager de l’efficience et de l’optimalité dans nos pratiques et nos interactions avec tous les acteurs et pays partenaires. Nous ne cesserons de soutenir un plaidoyer bien mérité pour l’insertion avisée et intelligente de la diaspora dans les affaires politiques et économiques de notre pays. La diaspora contribue à presque 40% au budget national en y injectant annuellement plus de deux milliards de dollars, depuis 2014. Dotée de compétences et d’expertises avérées dans divers domaines porteurs, la diaspora rehausse l’image du pays et ses transferts constituent une véritable bouffée d’oxygène pour faire fonctionner les poumons économiques fragiles du seul pays pauvre de l’Amérique. Une large intégration menant à des postes décisifs dans les contours politiques et économiques du pays devrait être accordées à cette force vive du pays, qui est toujours restée accrochée au bien-être de sa terre natale.

Nous ne cesserons de réitérer qu’un pays se laisse diriger par des personnalités qui maîtrisent les chiffres et les lettres. Une nation est aussi forte que ces dignes et compétents dirigeants. Elle est tout aussi moribonde que ces interfaces indignes et déloyales. Oui, le système a d’énormes faiblesses qu’il faudra corriger, sans délai. Lorsqu’en plein vingt et unième siècle, les sièges du parlement sont occupés et squattérisés par des têtes de mules et des cœurs d’acier, des bandits notoires, des dealers et des personnalités honteuses, indexées dans toutes les malversation, le système doit être remis en question. Quand un parlementaire ne détient pas le minimum minimorum dans la lecture et l’écriture, cela hypothèque le fonctionnement normal des institutions ; car un parlementaire a la vocation de lire des tonnes de documents en permanence, les analyser, les critiquer, les améliorer, les valider ou les rejeter afin de servir convenablement les intérêts collectifs.

Les conceptions, les réalisations, les constructions, tous les miracles humains sont des produits de pensées abstraites, de réflexions intenses et complexes qui ont permis d’apprivoiser l’univers. L’avenir, le progrès, le développement et le devenir d’une nation sont assurés par des plumes et encres. On ne peut laisser le destin d’un pays entre les mains de dirigeants incapables de distinguer des chiffres et des lettres. Evidemment, des pans du système méritent d’être revus, augmentés et corrigés. Mais, des amalgames, des portes de sorties et des prétextes sont les mobiles des corrompus et des corrupteurs qui sortent la carte de faiblesse du système pour tenter de justifier leurs actions illégales et condamnables.

Les 27 750 km carrés ne constituent pas un héritage légué par nos ancêtres a l’ingénieur Jovenel Moïse et consort. Dans la perspective de sauver des vies, rouvrir les portes de l’école et des magasins ; retrouver la paix, la sécurité, la confiance, encourager la productivité, la loyauté et les valeurs ; alors, la cupidité, l’indignité et l’indécence doivent décidément évacuer l’Administration Publique haïtienne.
Alea Jacta Est ! Il est temps que ce mauvais Moïse plie bagage et prenne son bâton Pèlerin pour aller gouverner sur les zombis, les lézards et les scorpions.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com

1 Comment

  • Okello 16 octobre 2019

    Les manifestations contre Jovenel Moise devraient aussi cibler Michel Martelly et ses acolytes. En réalité c’est Martelly qui tire les ficelles, en d’autre terme c’est le Martelly qui dirige le pays. Il a tout l’argent du Petrocaribe dans sa poche; ceci dit il a assez de moyen financier pour financer les gangs et sécuriser sa famille. Il devrait avoir honte de lui-même! Il continue à dénigrer une journaliste si illustre du pays pour avoir dit la vérité au sujet de son fils. Mais ne dit elle pas la vérité ?

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