30 juin 2026
La Dictature d’opinions de la presse haïtienne déroutée par les réseaux sociaux
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La Dictature d’opinions de la presse haïtienne déroutée par les réseaux sociaux

Vendredi 26 juillet 2019 ((rezonodwes.com))– La presse haïtienne a failli au même degré que ce système de gouvernance en putréfaction. Comment défendre la liberté de la presse dans une démocratie moribonde où la pensée critique, la créativité intellectuelle et l’intelligence émotionnelle sont toutes sujets d’une dictature d’opinions archaïques de scélérats?

Construire un système de pensées objectives et équilibrées pour ce peuple tant naïf et encore misérablement exploité ne saurait accoucher cette démocratie de chaos où l’exaltation de l’incompétence et le culte de l’ignorance sont couronnés même au plus haut niveau de la magistrature suprême.  

Dans cette pagaille de bas étages où des leaders d’opinions seniors se trouvent coincés, recalibrés et mis à nus par les médias en ligne et surtout par des internautes avisés des réseaux sociaux, le masque intellectuel creux de plus d’un, considérés comme modèles de rédacteurs ou d’éditorialistes, est tombé et le mythe entourant les palabres sans fondement académique vendus en vacarmes amplifiés de la radio, est tout simplement mis en déroute.

La presse traditionnelle et le système politique Haitien se baisent indécemment et hypocritement pour des dividendes trompeuses de visibilité exigeant des pratiques souillées de corruption dont le seul but est de satisfaire une clientèle politique spécifique et conserver une notoriété malicieuse sur l’opinion publique haitien. 

La tyrannisation et la « tyrannosaurisation » de l’opinion ne peuvent être en aucun cas des armes défensives et offensives entre les mains de ces soit disant « pionniers de la démocratie haitienne ». Le débat publique aujourd’hui est ouvert à tout esprit embelli et innové grâce à l’accès rapide et précis aux informations sur internet.

L’évangile de lutte pour la démocratie et la liberté de la presse ne tient plus car cet Haiti en déliquescence morale, construit autour de toutes espèces d’énergumènes médiatiques est typiquement le produit tout craché de cette presse locale qui se prostitue en nature, faite d’invertébrés notoires et en espèce, récompensée par de juteux contrats à mille détours. 
Il n’y a pas de démocratie sans une presse libre.

De même, on aurait pas cet Haiti démocratiquement agonisant sans cette presse d’imposture aux standards intéressés dont la culture d’opposition systématiquement avérée de certains et l’aliénation servile de beaucoup d’autres fragilisent le système de pensées d’un peuple peu éduqué. Le fanatisme  et le culte de personnalité deviennent alors normes. Aussi, serait-il pas mieux que la presse haitienne se divise authentiquement en organes de lobby idéologique comme cela est fait au niveau des grands médias américains? Dès lors, l’opinion publique serait avisé suivant ses propres affinités politiques. 

Une trivialité écœurante, une bassesse déshumanisante et un manque de professionnalisme criant dans ce secteur, considéré comme le quatrième pouvoir, sont malheureusement les caractéristiques minables de beaucoup de salariés de la presse haitienne d’aujourd’hui.

Absence d’éducation civique, le culte du buzzing, l’intoxication délibérée, manipulation destructive de l’opinion publique, les tactiques et manœuvres de cette presse pourrie sont multiples pour retenir la pensée Haitienne captive dans une ignorance endoctrinée et un sentimentalisme lassant.

Tout ce triste tableau décrit l’état d’une presse chaotique à l’image du pays où le principal outil de la démocratisation haitienne est piteusement mise en déroute par les lumières des réseaux sociaux. 

Alors, qu’en serait-il sans l’avènement salvateur et innovant des réseaux sociaux?  

Gumais Jean Jacques,
AvMP
jjgumais@gmail.com

1 Comment

  • Endijen 27 juillet 2019

    C’est une tres belle analyse !!! Je ne trouve rien a’ critiquer. De tres souvent, il m’arrive de secouer la tete quand certains journalistes et des Bakonye Chefs d’OP kap cheche manje parlent Haut et Fort des « acquis democratiques. » Ces journalistes n’imaginent pas que nous ne sommes pas tous des « analfabet pa bet. »

    Des « ACQUIS DEMOCRATES » qui permettent a’ des Aristide/Preval de prendre le Palais national comme leur moulin pour Avilir le pays. Des « acquis democratiques » qui permettent a’ ces journalistes de s’elever au haut de la pyramide sociale. Et puis, ces memes « acquis democratiques » ne protegent pas l’HOPITAL GENERAL des fils et filles du peuple. Les « acquis democratiques » permettent a’ un parlement de Malandrins d’avoir un BUDGET depassant de tres loin les fonds alloue’s au ministere de la Sante Publique, de l’Education Nationale et du pouvoir judiciaire. Ces memes « acquis democratiques » OBLIGENT la Jeunesse a’ Abandonner le pays… Dans le cadre des « acquis democratiques, » cette presse n’eprouve pas de la facilite’ a’ critiquer le Contrat de Preval avec les compagnies de Blakawout. A la sosyete RASIS, Martine Moise est synonime de Dermalog. Mais, Elizabeth Preval ne vend pas du Blackout. Elle fait plutot du Big Business avec l’Etat haitien. Et pourtant cette presse ne rate jamais l’occasion pour parler du courant 24/24 d’un certain Jovenel Moise. Pawol yo anpil…

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