Mardi 23 avril 2019 ((rezonodwes.com))– Les perspectives des citoyens en matière d’éducation, d’emploi, de santé et de retraite dépendent des choix fiscaux et budgétaires des États face à des défis qu’entraîne le ralentissement de la croissance économique associé à un niveau élevé de la dette publique, dans un contexte où les changements démographiques et les progrès technologiques transforment l’économie mondiale.
Pour Vitor Gaspar, John Ralyea et Elif Ture, du FMI (Fonds Monétaire International), les dirigeants de ces États doivent adopter, dans ces conditions, une vision à long terme pour favoriser une croissance plus forte et inclusive.
Les pays fortement endettés devront augmenter leurs recettes et limiter leurs dépenses excessives, sachant que le paiement des intérêts sur la dette a pour effet d’évincer les dépenses d’éducation, de santé et d’infrastructure, à savoir des investissements qui contribuent à la croissance des pays à long terme.
Ils doivent moderniser la politique budgétaire pour investir dans l’avenir de la population, maintenir leurs investissements dans l’éducation, la santé et les infrastructures, soit en redéfinissant les priorités en matière de dépenses, soit en élargissant l’assiette fiscale, par exemple en supprimant les exonérations fiscales et en améliorant l’administration fiscale.
Les pays devraient réorienter leurs dépenses vers des investissements favorisant la croissance dans les infrastructures, l’éducation et les soins de santé, tout en réduisant les gaspillages tels que les subventions inefficaces en matière d’énergie.
La lutte contre la corruption des pouvoirs publics contribuerait également à mobiliser des ressources supplémentaires et à réduire les gaspillages, comme l’explique le chapitre 2 du Moniteur des finances publiques du FMI.
Par conséquent, il est nécessaire de mieux répartir les dépenses, de dégager plus de marges budgétaires et d’améliorer la politique fiscale.


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