Renan Hedouville, patron de l’Office de la Protection du Citoyen, a mis l’état haïtien devant ses responsabilités concernant la corruption sévissant dans l’administration publique et les cas de violations répétées des droits humains, notamment les droits socio-économiques et culturels
Mercredi 10 avril 2019 ((rezonodwes.com))– L’office de la protection du citoyen et de la citoyenne, dirigé par Me Renan Hédouville, a dressé, dans un document publié au début du mois d’avril, un tableau sombre de la situation des droits humains en Haïti.
Institution Nationale de promotion et de protection des Droits Humains, l’OPC en a profité pour exprimer une fois de plus ses préoccupations face aux divers dossiers qui défraient la chronique relativement à plusieurs allégations de violations de droits humains.
L’OPC a affirmé qu’il y a violation des droits socioéconomiques et culturels de la population.
Dans la plupart des cas, a soutenu l’OPC, les dénonciations ou allégations de violations particulièrement les atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique, au droit à la santé, au droit à la sécurité, au droit de manifester dans le respect relève de la responsabilité de l’État aux termes des instruments internationaux auxquels Haïti est partie.
L’OPC a réaffirmé que la mise en oeuvre des droits humains notamment les droits économiques, sociaux et culturels passent par une lutte sans merci contre la corruption, le vol et le détournement des fonds publics.
En ce sens, sur la question de la lutte contre la corruption particulièrement de Petro Caribe, l’Office de la Protection du Citoyen a réitéré ses recommandations aux autorités étatiques en les exhortant à renforcer les structures étatiques œuvrant dans le domaine de la lutte contre la corruption et le blanchiment d’argent (Unité de lutte Contre la Corruption, Unité Centrale de Renseignements Financiers, Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif) et à adopter toutes les mesures concrètes pour combattre la mauvaise gestion et le gaspillage des fonds publics car, la pratique de la corruption constitue sans équivoque une entrave à l’épanouissement et à la jouissance réelle des droits fondamentaux.
L’OPC a dit espérer que les autorités judiciaires saisies de ce dossier mettront tout en oeuvre afin que les acteurs puissent répondre de leurs actes.


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