Vendredi 15 février 2019 ((rezonodwes.com))– Loin d’apaiser la population, le dernier discours du président haïtien, Jovenel Moïse, prononcé après huit jours de silence, a plutôt soulevé la colère de la population et de la classe politique qui exigent le départ du pouvoir du président, à travers des manifestations tenues quotidiennement depuis le 7 février dernier.
Les mots du chef de l’état n’ont, semble–t-il, pas convaincu les pays du Core Group, qui ont réagi en élevant les niveaux d’alerte concernant les voyages en Haïti.
Le Canada a recommandé à tous ses ressortissants d’éviter tout voyage en Haïti en raison des troubles civils qui sévissent à travers le pays.
Selon une note publiée vendredi, le gouvernement a prévenu qu’en Haïti, la situation en matière de sécurité pourrait se détériorer rapidement et que les gens doivent envisager de quitter par des moyens commerciaux tant qu’ils sont disponibles.
« Il existe un risque extrême sur le plan de votre sécurité personnelle. Vous ne devriez pas voyager dans ce pays, ce territoire ou cette région. Si vous vous y trouvez déjà, vous devriez envisager de partir si vous pouvez le faire sans danger », a indiqué le gouvernement canadien qui a déjà rappelé tous les employés non essentiels de son ambassade située à Port-au-Prince.

