26 juillet 2026
La SOHDDH déplore la marginalisation des femmes rurales en Haïti
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La SOHDDH déplore la marginalisation des femmes rurales en Haïti

A l’occasion de la journée mondiale des femmes rurales, le 15 octobre, la Solidarité Haïtienne de Défense des Droits Humains (SOHDDH) exprime ses préoccupations face à la négligence et même l’indifférence portées aux femmes rurales du pays.

Mardi 17 octobre 2017 ((rezonodwes.com))– Chaque année, ONU Femmes célèbre trois journées consécutives qui reflètent le rôle capital joué par les femmes dans le développement. Il s’agit de la Journée internationale de la femme rurale, le 15 octobre, la Journée mondiale de l’alimentation, le 16 octobre, et la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, le 17 octobre.




En effet, l’alimentation et l’élimination de la pauvreté est possible en partie grâce au dévouement de la femme rurale ; les encourager à continuer de mettre du leur est une décision à prendre sérieusement. D’autant plus qu’aujourd’hui, à cause de la cherté de la vie, la publication du budget contestée par la majorité des secteurs de la vie nationale, et les produits pétroliers que le chef de l’Etat pense à augmenter, la population est directement exposée à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté.

En 2012, au moment de la célébration de cette journée internationale, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, expliquait dans son message combien l’autonomisation des femmes rurales est cruciale si nous voulons mettre un terme à la faim et à la pauvreté(…) Pour lutter contre ces fléaux dans le monde, nous aurons besoin de l’énergie des hommes et des femmes. Dans le monde, les femmes rurales sont la clé de la sécurité alimentaire: elles constituent une part importante des producteurs agricoles et jouent un rôle crucial dans l’alimentation de leur famille et de leur nation », affirme Eve Crowley, Conseillère principale de la Division de la parité, de l’équité et de l’emploi rural de la FAO, l’année dernière, en 2016.

Malheureusement, en Haïti, elles sont privées du minimum, à savoir les services sociaux. N’ayant pas accès au soin de santé, à l’eau potable, aux formations académiques, aux technologies et financements, leurs travaux sont limités. Après les dégradations environnementales, les catastrophes naturelles, et malgré l’inflation, elles décident de migrer ou de s’adonner à des travaux indécents en quête de nourriture pour subvenir aux besoins de leur famille. Il est à constater qu’elles ne sont pas paresseuses, mais tout simplement vulnérables et marginalisées.




De ce fait, la SOHDDH, soucieuse de l’importance du sujet, demande aux instances concernées d’intervenir dans les zones rurales afin d’améliorer les conditions de vie de femmes rurales. Elle souhaite aussi la mise en œuvre des programmes de santé, d’alphabétisation, des politiques agricoles et technologiques à l’endroit de ces femmes. Parce qu’en les privant de leurs droits et de leur possibilité à contribuer au developpement, ce sont leurs enfants et la société que nous privons d’un avenir meilleur. Cette catégorie de la société ne doit pas condamner à l’oubli.
Fait à Port-au-Prince, le 10 octobre 2017.

Junior LUC et Marie-Florence FRANCOIS
(509) 36 39 0453/ 36 63 9546
Unité de Communication de la SOHDDH
www.sohddh-haiti.org

1 Comment

  • junior Luc 19 octobre 2017

    Merci infiniment!

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