James Boyard conduit à l’hôpital par ses ravisseurs : Josué Renaud interpelle le CSPN
BOSTON, 30 septembre 2026 — « À leur place, j’aurais démissionné. » Le Dr Josué Renaud, directeur exécutif de New England Human Rights Organization (NEHRO), met en cause la capacité du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) à exercer son autorité après les informations selon lesquelles le professeur James Boyard, inspecteur général de la Police nationale et chef de cabinet du ministre de facto de la Défense Mario Andrésol, a été conduit dans un hôpital de Carrefour par ses ravisseurs avant d’être ramené en captivité.
Selon des informations obtenues par Rezo Nòdwès auprès de sources informées du dossier, Boyard est vivant et son état de santé a nécessité des soins. Pour des raisons de sécurité, le journal ne publie ni le nom de l’établissement ni les informations susceptibles d’identifier le personnel médical. Aucun élément ne permet toutefois d’établir, à ce stade, une participation d’agents publics à son déplacement.
Pour Josué Renaud, l’épisode exige néanmoins des explications au sommet de l’appareil sécuritaire. « C’est à la barbe du gouvernement et de la police que les gangs ont fait un cortège pour conduire Boyard à l’hôpital et sont repartis avec lui », a-t-il déclaré à Rezo Nòdwès. Il affirme y voir une « complicité au plus haut niveau de l’État ». « Tout le monde au CSPN devrait démissionner », a-t-il ajouté, estimant que l’incapacité à récupérer un haut responsable policier détenu depuis plus de trois mois engage la responsabilité politique de l’institution.
Le dirigeant de NEHRO établit également un lien entre cette situation et les élections tonton nwèl annoncées pour le 13 décembre 2026. Il juge « illusoire » de maintenir cette échéance sans expliquer comment les conditions sécuritaires nécessaires au scrutin pourraient être rapidement réunies, au moment où le mandat de la Gang Suppression Force (GSF) vient d’être renouvelé pour six petits mois. Selon lui, Alix Didier Fils-Aimé devra tirer les conséquences politiques d’un éventuel échec électoral, qui ne saurait justifier une prolongation indéfinie de l’actuelle architecture gouvernementale.
« Si les autorités ignoraient le déplacement hospitalier de James Boyard, leur dispositif de renseignement est directement mis en cause ; si elles en avaient connaissance, elles devront expliquer pourquoi aucune opération n’a permis sa libération« . Les lecteurs de Rezo Nòdwès sont invités à écouter ci-dessous un extrait de l’entretien accordé par le Dr Josué Renaud au journal sur l’affaire Boyard, le CSPN et le calendrier électoral du 13 décembre.
cba

